Archives Mensuelles: août 2011

Impressions littéraires, c’est quoi ?

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Mon avis tout humble sur l’actualité littéraire ou les classiques en devenir.

Parce qu’on ne lit pas nécessairement que les nouveautés.

Parce que, parfois, se replonger dans un Zola ou un Camus, ça fait du bien à la modestie.

Parce qu’on a le droit de ne pas tout comprendre de Duras.

Parce que ce serait tellement facile de lyncher Marc Lévy.

Je jette mon petit caillou dans la mare qui ne fait pas beaucoup de vagues.

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Perle 1

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Comme tous les parents, je me dis parfois que je devrais noter ce que ma fille me sort avec la plus grande innocence. Et bien voilà, c’est l’occasion.

Perle 1 (elle avait 3 ans) : « J’ai des larmes parce que j’ai été pleurer dans la gorge de mon chat »

De l’intimité

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Il y a des jours comme ça où tout prend son sens, presque malgré vous.

Je reçois beaucoup de commentaires, de mails, de statuts Facebook, … pour m’encourager, me féliciter, me taquiner à propos de mon blog.

Il y a deux jours, j’ai reçu une petite lumière.  Un merci pudique, presque triste. Et du coup, celui  qui était touché m’a touchée aussi.

Je lui ai dit que j’avais mis 35 ans à me regarder en face et c’est en lui écrivant que j’en ai pris conscience.

Alors oui, il est des tournants dans la vie qui prennent l’allure d’un jeu, qui se cachent derrière des joutes d’humour facile. Mais le véritable message, c’est l’intime. Quand vos modestes espérances rencontrent le frémissement d’une intuition dans la vie d’un autre. Et que, de cette rencontre, peuvent naître une lucidité ou l’émotion. Alors, vous êtes un peu plus riche de cette personne. Furtivement. La récompense, elle est là.

Secret de famille

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Pour cette première bloguienne de J’ai essayé pour vous, je m’attaque à un thème éculé et éprouvé à plus va.

Quelle drôle d’expression « à plus va ». Si le Monsieur à droite (voir un article précédent) possède une étymologie complète, qu’il me contacte au plus vite, je n’en ai trouvé aucune sur Google.

Ha oui, mon sujet. Excusez-moi, j’ai une petite tendance à la digression. Alors, mon sujet traite d’un personnage hautement renommé, moqué et néanmoins chéri par des milliards d’adeptes du polar pour touristes de maison de retraite. Je propose cependant une expérimentation inédite, eu égard à mon angle d’analyse absolument personnel (vous allez comprendre). Aujourd’hui, j’ai essayé pour vous de regarder un épisode de Derrick.

Bon, pour rappel, pour ceux qui habiteraient en Alaska du Nord-Est (bienvenus sur mon blog, alaskaïtes) et qui ignoreraient encore l’existence du célébrissime inspecteur, Derrick est une espèce de télépersonnage, allemand de son état (l’Allemagne, bien sûr), toujours accompagné de son non moins célèbre acolyte Harry Klein. On ne parle pas assez de Harry Klein… D’ailleurs je n’en parlerai pas.

La série comprend, tenez-vous bien, 281 épisodes répartis en 25 saisons. Voilà pour la partie informative.

Narratologie

Passons maintenant au contenu émotionnel.

La majorité des meurtres et autres complots sordides se passent essentiellement à la Bundestrasse de Munich. L’univers de Derrick est peuplé de prostituées étranglées, de SDF alcooliques pédophiles, de chômeurs suicidaires cul-de-jatte, de riches industriels adeptes de gang bang et de dealers proxénètes professeurs de danse cubaine. Oui je sais c’est horrible.

Pourtant, si comme moi, vous devenez complètement derrickomaniaque, voire derrickomane, addicted to Derrick, BREF, si vous tombez par hasard sur un épisode de Derrick lors d’une après-midi de désœuvrement devant le programme de France 2 (ou France 3, ça varie), vous bannirez à tout jamais de votre vocabulaire la liste de mots suivants : virevoltant, tourbillonnant, étourdissant, impétueux, frénétique, bouillonnant, désopilant, cocasse, pétillant, ébouriffant, bondissant, esbaudifiant.

En effet, sachez qu’en Rhénanie occidentale, un épisode de Derrick est prescrit toutes les heures comme alternative homéopathique aux benzodiazépines.

Je peux en témoigner personnellement. Lors de ma grossesse en 2004-2005-2006, j’ai littéralement ingurgité l’intégrale des 25 saisons de l’inspecteur Derrick. Et bien je n’ai jamais vu un seul épisode en entier ! Je ne connais aucun dénouement aux multi-meurtres d’enfants séquestrés par de vieilles dames bi-polaires. Je me suis toujours endormie avant la fin. TOUJOURS. Et tout ce que je dis est vrai (ou pas).

Aaah

Une fois je me suis réveillée.

Derrick enquêtait sur le meurtre d’une jeune étudiante en dramaturgie, obligée de vendre ses charmes à un boucher amateur de photos pornos. Choquée, au bord de la nausée (à moins que ce ne soit les effets de la grossesse intra-utérine ?), j’ai rampé laborieusement sur le dos vers ma télécommande, j’ai réussi – J’AI REUSSI – à zapper sur une autre chaîne, et là, j’ai cru tomber dans un cauchemar hallucinatoire, dans une réalité alternative : sur la Une (première chaîne nationale belge francophone), le même épisode, avec la même étudiante obligée de vendre ses mêmes charmes au même boucher amateur de mêmes photos pornos se déroulait sous mes yeux ébahis.

J’ai crié.

Problème

Derrick est pour moi une énigme, une antithèse psychologique, un oxymore affectif, un dilemme thérapeutique. J’oscille sans cesse entre une vénération abjecte teintée de désir bigleux et la tentation abyssale d’un sommeil hypnotique mêlée de répulsion phobique.

Résolution

Tout cela a une explication bien sûr, que je compte vous donner ce soir (ou ce matin, ou… tout dépend de l’heure à laquelle vous lisez cet article). Ainsi, je serai enfin libérée du terrifiant secret de famille que je pense avoir mis à jour depuis peu.

Allez, je me lance : je soupçonne ma mère, ma propre mère, la chair de sa chair (ben oui, est-ce qu’on peut dire la chair de « ma » chair en parlant de sa mère, c’est ambigu), d’avoir entretenu une relation passionnée avec l’interprète du cultissime inspecteur.

Je suis la fille cachée de Horst Tappert.

Excusez-moi. Il m’est maintenant très difficile de poursuivre. D’autant que la rencontre avec le mi-auteur de mes jours n’aura jamais lieu. Papa nous a quittés…

J’espère que vous ne me tiendrez pas rigueur de cet intermède émotionnel peu professionnel. C’est ce qui fait aussi mon charme : ma sensibilité et ma fraîcheur.

SI, JE SUIS FRAÎCHE !

Rendez-vous … le mois prochain (on va dire que c’est un billet mensuel pour l’instant) pour une nouvelle vérification en milieu donné.

A bon lecteur, salut et à dada.

 

Mon problème de planification résolu !

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Oui je sais, il y a un forum d’entraide formidable sur wordpress. Mais j’ai envie d’archiver mes progrès de blogueuse absolument klette comme on dit chez moi, mais qui se soigne.

Premier problème rencontré : je planifie, l’heure programmée passe et rien ne se passe (à part l’heure).

Résolution:

1. Vous avez écrit et titré un article exceptionnel mais vous souhaitez doser le flux de vos créations.

2. Vous allez dans la petite colonne à droite « Publier ».

3. Vous cliquez sur le « Modifier » de « Publier tout de suite ».

4. PREMIERE CHOSE (oui je parle fort) : vérifier que l’heure de worpress est la même que celle de votre ordinateur (la mienne a une heure de retard, je vais devoir modifier les réglages. Mais l’article qui va sauver le monde du web avant tout !)

5. Si, comme moi, vous avez la flemme d’aller régler l’heure, ou si vous avez des priorités particulières (écrire un article qui va sauver le monde du web, par exemple), calculez l’heure exacte et la date auxquelles vous voulez publier et modifiez en conséquence.

6. SURTOUT, (oui je hurle), ne cliquez pas sur OK . Erreuuuuuur monumentale (ne me demandez pas pourquoi, j’ai le comment, pas le pourquoi). Cliquez sur le Publier en bleu. Si si n’ayez pas peur.

7. Attendez la date fatidique. Normalement ça marche.

8. Le premier qui se moque de mes découvertes révolutionnaires que les blogueurs chevronnés connaissent déjà depuis longtemps, je le planifie pour décembre 2012.

9. Je planifie cet article pour demain 8h et je vais manger avec mes copines (aujourd’hui, enfin, hier pour vous, ouh lala ça devient compliqué cet espace-temps modifié)

Pourquoi je ne joue plus à l’euromillions

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Je dois l’avouer, il n’y a pas si longtemps, j’étais addicted to the jeux de hasard en tous genres (loterie et gratte-gratte) : Win for life, Subito, Euromillions bien sûr (c’est le thème de l’article). Quand je vivais en France, j’ai même eu une période Morpion, comme d’autres ont eu une période bleue (aucune allusion aux schtroumpfs s’il vous plaît).

 Par « période Morpion », entendez petit jeu à gratter bien sûr. Loin de moi l’idée de … de rien du tout. Aucune sortie classe ne me vient. Passons au paragraphe suivant.

Deux types de joueurs

Les pépères

Les accrocs comme moi ne manquent pas. Il m’est arrivé d’enchaîner les mises de 10 € sur cinq semaines, pour être sûre de ne manquer aucun tirage.

Au départ , je demandais un Quick Pick (une série de chiffres au hasard, c’est la machine qui décide). Un jour, un ami physicien je crois, ou astrologue, à moins qu’il ne fût obstétricien, bref, m’a fait part de ses réticences sur les techniques aléatoires. Il trouvait plus prudent de jouer ses propres chiffres. Quitte à titiller le destin, autant lui donner un coup de pouce.

Je n’ai pas tout compris à ses statistiques douteuses, mais je l’ai cru. Je suis devenue une joueuse fétichiste.

 Par « fétichiste », entendez qui aime ses chiffres fétiches (dates de naissance, de rencontre, de mariage, de nuit de débauche…). Soit. Passons au paragraphe suivant.

 Les stratèges

A mesure que je voulais gagner le gros lot, mon budget s’amenuisait (j’aime bien ce mot « amenuiser ». Il est plein de promesse, il ressemble à « amène-moi ma nuisette » ou « ah mon épuisette » … Ai-je vraiment écrit ça tout haut ?). Rougeur, confusion. Faites semblant de rien et poursuivez la lecture.

J’en étais au trou dans mon porte-monnaie. Difficile de combiner mon addiction avec les impératifs du quotidien : manger, rouler en voiture (avec l’essence qui augmente, Madame !), habiller la petite. Mon souci de la régularité en prenait un coup. J’ai alors adopté l’attitude type du stratège : la joueuse de grosses cagnottes. « Moi je ne joue que les grosses cagnottes ». Je répétais cette phrase à qui voulait l’entendre. Mais la bobinette ne cherrait pas pour autant !

OUIIII, je sais, chers amis orthographiles, l’imparfait ne se construit sûrement pas comme le futur. Lecteurs à l’œil de lynx, à la culture ancestrale, vous avez reconnu la formule consacrée par Perrault « Tire la chevillette, et la bobinette cherra ». J’en vois qui ont un doute : « C’est d’abord la chevillette, ou d’abord la bobinette ?» Je vous laisse le temps de vérifier.

Ha. HA. Je ne dis pas encore n’importe quoi, que diable.

Maintenant, qui peut me dire quel est l’infinitif de « cherra » ?

Oui ? Le Monsieur à droite là, au fond de la salle. Passez-lui le micro : « choir ». Voilààààààààà, très bien Monsieur, je vous accorde le prochain défi (subtil insert vers un autre de mes articles, ni vu ni connu).

Et bien apprenez, cher public dubitatif, que l’imparfait du verbe « choir » n’existe pas.

Ça y est, les vérificateurs frénétiques ouvrent de multiples onglets grammaticaux. Allez-y…

Ha. HA. Je ne dis pas encore n’importe quoi, palsambleu.

Bon ben, je fais comment, moi, avec mon imparfait du verbe choir dans ma référence littéraire ? J’improvise. Je crée. Y a –t-il des objections ? Non, non,  Monsieur à droite, vous avez déjà eu votre chance.

Passons au paragraphe suivant.

Rehab

Je me suis donc désintoxiquée des tirages euromillions. J’ai tout annulé. J’ai revendu toutes mes grilles à cocher. D’autant que maintenant, on est passé à deux tirages semaine ! (Oui, il manque un PAR entre tirages et semaine, mais ma mère, elle dit toujours « deux tirages semaine » ou « Je fais des frites deux fois semaine ». Ça ne marche pas avec « mois » ; elle dit « Je nettoie au Vaporetto deux fois par mois ». C’est bizarre, hein ? Je vous reparlerai de ma mère, une mine d’or pour l’écriture.)

Bref, j’arrête le coca light, heuuu, l’Euromillions, pardon. Je ne m’y remettrai que quand ma copine Fanny Jandrain, blonde à forte poitrine certes, mais à haut degré d’humour et au talent sous-exploité selon moi par RTL TVI (équivalent belge de TF1), présentera les tirages. Jamaisdonc, je l’espère,  et pour le bien de mes finances, et pour la carrière de Fanny.

Pour conclure

On aurait pu dire en somme, somme toute,  donc, finalement, au total, en conclusion, en définitive, enfin.

Je le dis haut et fort : « Ce qui me tient debout, ce n’est pas l’argent, mais les rêves »

Oui ? Le Monsieur à droite ? Quoi ? Il … y a une … faute … dans le titre ? Faut pas de –s à euromillion. Pfff, vérifiez, Monsieur, vérifiez. Excusez-le, il est un peu tatillon.

Alors ? Ha. HA. Je ne dis pas encore n’importe quoi, diantre.

Mais … Quoi encore ? Ça s’écrit en deux mots ?

Ooooh, vous m’agacez à la fin. Pour la peine, je vous enlève votre majuscule … monsieur ! Et si vous continuez, je me grille une grille. Vous aurez mon overdose sur la conscience !