Vive la rentrée (et les sorties) !

Par défaut

Amis bloguistes et bloguiens, bonsoir/jour (à vous de choisir).

Ne trouvez-vous pas qu’il est temps de faire un petit bilan de la rentrée ? Nous voici mi-septembre et le temps où nous devions choisir notre camp entre les juilletistes et les aoutiens semble bien loin.

Comme c’est meuuugnon !

Ooooh, la bonne surprise du jour : la récitation de ma fille, apprise ce matin même : Rap de la rentrée

Un raton m’a fait rater ma rentrée

Il a tooouuuut rongé partout

Une fois je l’attraperai

Je le tondrai ce raton

Il sera raton tondu

Tous les matins et tout nu

Ne juge pas, public affolé. Souviens-toi que tu trempais une souris verte dans l’huile pour en faire un escargot tout chaud avant de la mettre dans ta culotte. Alors si ma fille a envie de tondre un raton tout nu, on dit avec l’accent espagnol (ou allemand, ça marche aussi) : « Oui, ma chérie, exprime ta créativité ».

Bref, ce jour, je me lance une fois de plus dans la tentative expérimentale d’un test observatoire en milieu donné. Et repris. Aujourd’hui, j’ai essayé pour vous les sorties de la rentrée, les petites choses qu’on se dit quand on se retrouve à la machine à café ainsi que les sorties systématiques de trucs et autres engins de septembre.

Bilan

Point de désistement, personne n’a pu échapper à l’éternel retour du célèbre : « Alors, ça a été les vacances ? ».

Vous essayez de lutter contre le cliché stéréotypique du vacancier frustré d’avoir quitté sa tente Quechua, mais c’est plus fort que vous, systématiquement, vous répondez : « Trop court, comme d’habitude ». Quelle originalité !

Vous tentez d’enchaîner avec le compte-rendu de la somptueuse visite que vous avez effectuée au Palazzo Pitti de Florence, majestueux au milieu des jardins du Boboli… Mais déjà, votre interlocuteur ne vous écoute plus, vous sabrant tout net d’un : « Oh moi les vacances, c’est pas visite. On va à la plage et on boit des cocktails toute la journée ». Vous dire ça ou vous jeter à la face : « Tu sors ! », c’est la même chose.

Moi moi moi.

Moi personnellement (profitez-en, je parle rarement de moi, pudeur germanique sans doute). Moi donc, je disais, tout le monde sait très bien que je suis prof. Tout le monde, j’entends les gens que je côtoie, mes amis, mes connaissances, les parents des copines de classe de ma fille, les voisins de mes parents, … tout le monde quoi !

La première chose qu’on me demande lors de la rentrée de la petite, sur le bord de la cour de récré où les parents s’agglutinent pour envoyer un dernier bisou au gamin qui s’en fout comme de sa première couche ou à l’inverse qui s’accroche, morveux, à la jambe de sa mère en pleurs (oui oui, c’est bien la mère qui est en pleurs), … j’en étais où, moi déjà ?

Donc, la première chose qu’on me demande en tant que prof-parent, c’est : « Et toi, ta rentrée, ça a été ? ». J’essaie de me plaindre, comme tout prof qui se respecte (et j’ai beaucoup de respect pour moi-même) : « Pfffff. Qué n’horaire de merte ».

Heuuu, je suis prof de français. Je verbalise plutôt en ces termes : « Diantre, mon planning horairal est absolument catastrophique » et j’enchaîne les doléances : « On m’a refilé les professionnels équitation trois heures d’affilée, j’te dis pas ! Bon, ils sont sympas, mais je dois faire des pauses régulièrement. J’accepte de les accompagner aux écuries, on se balade dans l’hippodrome. Mais, tu sais, c’est la première fois que j’ai des professionnels, je dois refaire tout un cours. Je n’en peux plus »

Là je réalise que deux yeux vides et cernés par le halo de l’épuisement m’observent, incrédules. C’est Rita, la maman de Louanou, infirmière chargée des pauses de nuit dans un home de vieux, de personnes âgées pardon, qui tente de calculer le nombre d’heures que je preste à temps plein en tant que professeur du secondaire supérieur. Vingt, Rita, vingt. Ma voix s’amenuise, je rentre sous terre, voire dans mes petits souliers, je baisse les yeux, puis la tête… et je sors.

Ben, faisons la rentrée littéraire alors !

Mais bien sûr ! Avec plus de 700 romans et 200 essais nouveaux, vous croyez vraiment que j’ai le temps de faire la rentrée littéraire. Prof de français d’accord, nymphomane du livre, non. Faut pas pousser. Auteur inopiné de septembre, tu sors !

Ceci dit, je me suis achetée un bon petit Musso et un Barbara Cartland, histoire de rire un peu dans ce monde intellectuello-culturel et je sens que je vais prendre un plaisir bête et méchant à les flinguer sous peu.

En attendant ces prochaines impressions littéraires, je vous laisse méditer sur la revenance de ma célèbre formule, telle un ricochet du souvenir sur la surface du net :

A bientôt et à dada.

 Et vous, la rentrée, ça a été ?

 

Image : iletaitunehistoire

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s