Archives de Catégorie: J’ai essayé pour vous

Mais qu’est-ce qu’elle raconte ?

Ben quoi, kes ski ya ?

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L’article de ce soir sera résolument anti Saint-vous-savez-qui. En ce 14 février 2012, nous essaierons d’éviter le sujet du jour (je dis « nous » bien que nous suis seule, juste pour ironiser sur cette mascarade festive à deux).

Alors, parlons d’autre chose.

Ça y est, enfin, nous y voilà, les poules ont des dents, la semaine a quat’ jeudis, on n’y croyait plus : le froid s’en va, c’est incroyable ! Bon, il reste encore quelques troupes rebelles en région liégeoise, mais je peux le dire aujourd’hui sans rougir : la bise est morte. Je ne parle pas du bisou bien sûr. On ne parle pas de rapprochements labiaux aujourd’hui. Pour ceux qui n’auraient pas suivi, c’est le 14 février mais présentement, certains sujets sont tabous, c’est pourquoi je ne les mentionnerai pas.

RIP

Je disais donc : la bise polaire est décédée. C’est vrai, c’est quoi ce temps de m… au milieu de l’hiver ? A-t-on jamais vu des températures en dessous de zéro en plein mois de février ? C’est dingue ça. Le monde est fou, moi je vous dis, d’autant qu’on nous explique en édition spéciale du 20h pendant 47 minutes que ce froid exceptionnel en pleine saison hivernale est dû, tenez-vous bien, au réchauffement climatique. Ben quoi ? Kes ski ya ? Y’en a qui contestent ? Soit.

Happy face

C’est une bonne nouvelle tout de même. La facture de mazout va baisser.

Les SDF vont pouvoir rentrer chez eux. Oooh, cet élan de solidarité tout de même. Les couvertures, les soupes chaudes, les lits d’appoints, c’est magnifique. C’est dans ces cas-là qu’on voit à quel point l’être humain reste lui-même : ouvert, attentionné, altruiste, rempli d’amour. Haaaaaaa. J’ai dit un mot qu’il ne fallait pas dire. Pardon, mille pardons, je ne recommencerai plus. Vite un sujet pour ne pas parler de ce dont on ne doit pas parler aujourd’hui.  Ben quoi ? Kes ski ya ? Je fais ce que je peux, oh. Dalaï Lama !

Le Dalaï Lama vient à Huy fêter mon vingt-septième anniversaire au mois de mai. Oui, oui  (je sais elle est facile, mais je n’ai jamais dit que j’avais l’humour subtil). Si, je vous jure que c’est vrai. J’ai 27 ans.

Nostalgie

Dalaï et moi, c’est une longue histoire. On s’est connu en 59 lors de son départ pour l’Inde, où il a créé le gouvernement tibétain en exil. Je suis moi-même moine tibétain depuis 62 après avoir accouché de notre enfant, Tenzen Sankoukaï Séla Bataiï. Eu égard à son statut de plus haut chef spirituel du bouddhisme, considéré par la plupart des Tibétains comme une émanation du bodhisattva de la compassion, et par conséquent interdit de tout rapport charnel, nous n’avons pas pu garder le fruit de notre amour, aaaaaaaaahhhh, j’ai ripé. Désolé, juré craché, je ne le redirai plus. Voilà, je biffe la mention inutile sur mon ordinateur : amour, barré et je choisis un sujet neutre, dénué de toute connotation sexuello-sentimentale : Enrico Macias.

Ha non, je ne peux pas, c’est mon ex. Ben quoi ? Kes ski ya ? Oui, j’ai été mariée à un chanteur pied-noir, zaï zaï zaï zaï, et alors ? Ça gène quelqu’un ?

Je jette l’éponge

Oh, mais vous m’embêtez à la fin avec vos restrictions. J’ai essayé, j’ai essayé, j’y arrive pas. Cher public, chers lecteurs zé bloguistes, j’ai essayé pour vous d’éviter le sujet mais c’est pas possible. Tout est amour, on dirait. Même si je parle des phoques, je suis obligée d’évoquer leur sexualité. Les moules, c’est connoté. Les échecs, ça se joue à deux. Dans cuistax, il y a « cuisse ». Quand je vous dis que tout est love, sex et amour. Même les déboires de Whitney Houston nous ramène à la sempiternelle « and Iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii will always love youuuuuuuu ». Ben quoi ? Kes ski ya ? Je chante faux c’est ça ?

Il ne me reste plus qu’à quitter la scène, la tête haute et à déclarer mon amour indéfectible au public qui m’est cher et qui me pardonnera cette entorse à l’omerta du jour.

Au revoir et à dada.

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Mais quelle horreur !

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Amis bloguistes et bloguiennes,

Nous voici un pied dans le mois d’octobre et le soleil nous colle, cet avorton, alors qu’il ne nous a pas donné de nouvelles pendant tout l’été. Moi, je vous dis, je lui fais un peu la gueule, genre je me sers un café et je ne lui demande pas s’il en veut un.

Bon, j’avoue,  aujourd’hui,  je me réconcilie avec lui. Faudrait pas qu’il prenne la mouche et qu’il nous refasse le coup pourri de Juillet.

Radio Gaga

Hier, alors que j’avais mis la clim à fond dans la Nissan Note de mon papa (oui parce que ma Toyota a rendu l’âme au niveau de la roue avant droite et comme elle est archi rouillée de l’intérieur, impossible de rempl… Vous vous en fichez ? OK d’accord, je passe mon chemin).

Hier donc, je ramenais sa voiture à mon père qui me l’avait prêtée, vu que ma Toy… BREF, j’écoutais Bel RTL, parce mon père, il a bloqué le radio-CD sur Bel RTL et il ne sait pas comment… Je parle beaucoup de ma vie privée, non ?

Je suis tombée par hasard sur le pauvre Thomas Van Hamme, ex-poulain de la RTBF et nouvellement passé à la concurrence sur RTL, en reportage dans les allées de Disneyland Paris. En effet, le célèbre parc à princesses entame son marathon de 31 jours sur les traces de ce satané Halloween. Et de décrire la parade des méchants, et d’interroger les gniards sur leur sorcière préférée. Paaaaaauvre pauvre  pauvre Thomas Van Hamme, je disais donc. Je persiste et signe.

Par solidarité avec lui, je me suis improvisée une mission d’empathie expérimentale : « J’ai essayé pour vous guide au musée des horreurs ».

Salle 1

Et des monstruosités sur terre, il y en a ! A commencer par la panoplie obligatoire de toute déco qui se respecte en temps de festivités potironnes.

Le comble du mauvais goût, c’est de d’habiller toute sa façade en orange et noir. Et qu’on ne me dise pas que c’est pour les enfants. Ma fille ne fait pas de dépression annuelle si j’oublie par inadvertance de parsemer des squelettes cliquetants, des araignées dans leur toile, des potirons pourris, des sorcières poussiéreuses et des fantômes grimaçants dans l’allée du garage. Et le fait qu’elle soit exceptionnelle n’y est absolument pour rien.

Hasta siempre !

JE REFUSE de céder à cette dictature de la laideur. Ceux qui s’y sont soumis, ce sont les mêmes qui pendent le père Noël à leur balcon. Vous savez, ce machin informe, rouge et blanc, gorgé de pluie qui tente vainement de rentrer par effraction un éternel 24 décembre.

Père Noël / chauve-souris, même combat : beuheuaaargh (bruit de vomi).

Sujet tabou

Mais enfin, passons sans transition à la salle 2 de mon musée imaginaire de l’horreur.

A votre droite, la biosphère de Saint-Ghislain, petite ville coquette de Wallonie hennuyère. Je vous invite à faire une recherche internet sur l’objet : OMERTA ! Que ce soit sur le site officiel de la ville ou sur « internationale_sculpture_du_monde.com », point de trace de ce que tout le monde dans la région  appelle (et pardonnez-moi d’avance cette petite vulgarité) « la couille suspendue de Saint-Ghislain ».

Enfin, suspendue c’est beaucoup dire. Disons que la chose ressemble à un testicule de 2 mètres étiré vers le haut. Est-ce qu’il flotte ? Est-ce qu’il est centrifugé vers la lune ? Mystère…

Même moi, qui ne suis pas pourvue de ces attributs sphériques, chaque fois que je tourne autour (oui, la sculpture est plantée au milieu d’un rond-point près de la gare. On aime bien décorer nos ronds-points en Belgique), chaque fois donc, … j’ai mal.

Loulou, c’est moi

J’aimerais maintenant aborder un sujet délicat : un certain choix capillaire du moment, bien connu de toute Pina qui se respecte, tendance évolutive de la coupe Victoria Beckham. Les médisants évoqueront les putafranges. Souvenez-vous, en 2008, le monde de la mode adhère à une secte bien étrange : les adeptes de la coupe Dora l’exploratrice. A l’époque, notre  copine la plus fashion ressemblait à la fille cachée de Dora et du Playmobil chef de chantier. Vous imaginez ? Dora, seulement vêtue de son sac à dos, ondulant sur la chanson mélodieuse de la carte, devant un playmobil en rut. Aaaahhhhh, quelle horreur ! Aujourd’hui, Dora s’est laissé pousser les cheveux. Restent la frange qui ampute les sourcils et … le dessin animé, bien sûr, une épouvante à lui tout seul. 

Horrific !

Une petite fille de 8 ans, fan d’Anna Wintour, qui traîne dans les bois avec un singe à bottes rouges au lieu d’aller à l’école, qui branle rien de ses journées  qu’à courir après des bulles de savon ! Oui, je suis vulgaire, oui ! Mais cette série est complètement immorale, ça me met hors de moi.

Qui c’est qui fait tout le boulot pendant que la petite se bourre le foie de myrtilles ? Qui ? Qui ? Mais votre enfant bien sûr !

  • « J’ai besoin de ton aide »
  • « Lève les bras et tire. Tire. Tire. »
  • « Allez, rame. Rame. Rame. »

Non mais franchement, c’est de l’exploitation pure et simple, du pédo-esclavage organisé. Et qu’est-ce qu’il récolte l’enfant en guise de salaire ? Un odieux et souriant : « Merci de ton aide, nous n’y serions jamais arrivés sans toi ». HONTEUX !

Et je ne vous parle pas de Chipeur, renard à l’accent vaguement italien, kleptomane de formation (ben tiens !), ni de la carte, le compagnon homosexuel de Sac à dos.

Dès que mon billet est rédigé, j’appelle la protection de l’enfance.

La clé, la clé !

Des horreurs télévisuelles, il y en a à foison. Je ne pouvais rédiger cette chronique sans évoquer un musée de l’étrange à lui tout seul : Fort Boyard. Autant vous le dire tout de suite (et je dis souvent « autant vous le dire tout de suite »), je n’ai jamais rien compris à ce jeu :

Des candidats qui courent dans un château sur pilotis, à la recherche de clés dissimulées sous des rats ou dans une mygale, qui à peine entrés dans une salle de torture, s’entendent hurler : « Sors, SORS, SOOOOOOOOORS », qui ne comprennent rien aux énigmes du père Fouras, qui sont faits prisonniers à leur grand désespoir, puis libérés, puis re-prisonniers mais volontairement, qui au bout du compte échouent à toutes les épreuves, mais qui gagnent toujours à la fin, suite à la résolution d’une énigme insondable digne des plus grandes heures d’un autre jeu mémorable : Pyramide.

–        Alors, vous avez « chiffon », « boudin », « clafoutis ». Vous pensez à quoi ?

–        Blablabla, on pense à « morue », Olivier.

Et les pièces tombent. Toujours.

Là où je décroche vraiment, c’est sur l’intérêt de gagner.

Ils gagnent des boyards ! Ça sert à quoi, les boyards ? A acheter des scorpions en Boyardie, le pays où le premier ministre de la reine Blanche-Neige s’appelle Passe-Partout ?

Parlons-en de Passe-Partout.

Non, rassurez-vous, je ne basculerai pas dans l’humour malsain sur les personnes de petite taille. Ce qui me choque réellement dans Fort Boyard, c’est comment on lui parle, au petit gars. Privé de parole, on lui accorde juste un face caméra, tous doigts levés dès qu’une clé a été décrochée.

Et Olivier Minne s’adresse à lui comme à un gamin de 5 ans pas assez rapide : « Allez, vite vite vite, Passe-Partout, on te passe devant, tu nous rejoins et si tu te perds, demande ton chemin à la carte, hahaha »

Pauvre Passe-Partout…

Inventaire

Je crois qu’il est temps de terminer cet article par toutes les horreurs auxquelles vous avez échappé :

  • Mon accouchement
  • Les bricolages de ma fille pour la fête des mères
  • L’épisode 198 de l’inspecteur Derrick
  • Les rediffusions de la guerre des voisins dans feu « Sans aucun doute »
  • L’assassinat d’un anguille avec objet contondant par Maïté
  • Les knakki balls au coulis de framboise de mon amie cuisiniste Ute
  • La pub pour la lotion contre les mycoses sous les ongles de pieds
  • Et bien sûr, la plus célèbre réplique de l’exorciste : « Ta mère s… biiiip des biiiiip en enfer »

Happy Halloween un peu à l’avance et … à dada.

 

Pourtant, quelqu’un m’a dit …

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Amis bloguistes et bloguiens (ou l’inverse),

Quel plaisir de vous retrouver enfin après 6 jours de silence bloguois. Comment survivre, comment respirer sans ton oeil indulgent et tes clappements de mains, public adoré ? Oh mon lecteur chéri, j’ai envie de te faire un câlin. Gngngngn.

Voilà, pour la tendresse c’est fait.

Oui, hier quelqu’un m’a dit : « Septembre, c’est tendre ».

Hahaha, j’ai envie de dire. Parce que non franchement, on n’a pas idée de trouver septembre tendre. Avec la nuit qui tombe à 4h et les premières gelées, faut pas déconner, moi j’aime personne. Surtout avec l’été pourri qu’on a eu. Juillet j’suis gelée !  Août, il est où ? On peut s’amuser avec tous les mois de l’année, ça ne changera rien. Autant vous faire aveu d’échec tout de suite, j’ai essayé pour vous d’être tendre. Et j’y suis pas arrivée.

La rentrée ?

Bon j’ai bien tenté de sourire avec tous les trucs funs qui arrivent en septembre, genre… la rentrée des classes, les embouteillages de la rentrée, le budget de la rentrée de la ptite, le précompte immobilier à payer, le contrôle technique à refaire trois mois après le précédent vu que j’avais 9 mois de retard avec le dernier.

De retard de contrôle technique, bien sûr. Pas de retard, retard quoi. Je ne suis pas enceinte. 9 mois de retard, je serais en train d’accoucher d’ailleurs. Ha ça non merci, j’ai déjà donné.

La collectivité scolaire ?

J’ai bien essayé d’être tendre avec mes élèves, mais là encore, c’est au-dessus de mes forces. 24 ados en rut qui se retrouvent après deux mois de friche, ça fait du bruit.

–   Putain, t’as fait quoi à tes cheveux, toi, t’es ouf ou quoi ?

–   Je t’emmerde.

–   Eh, les gars, Kévin il m’emmerde. T’as bouffé du requin pendant les vacances, Kévin ? T’as pas peur toi, espèce de bâtard, attends que jte nique à la sortie.

–   Lâche l’affaire, Ayrton, il est roux, c’est pas sa faute.

–   Wesh, wesh, tu pues, sale roux.

–   John, tu veux bien te taire (ça c’est moi).

JOHN : Hé c’est pas moi, ‘dam, c’est Ayrton. Bouffon va. La prof, elle m’engueule à cause de toi.

Ils finissent par s’insulter, mais très vite ça s’arrête. J’ai le calme et je peux enfin travailler. A tous les coups, ça marche : accuser à tort un élève pour qu’il se prenne la tête avec le vrai coupable. Grrrrr, diviser pour mieux régner, c’est ma devise. Prendre un élève pour taper sur un autre, ouaiiiiiiis. Alors, la tendresse là-dedans, vous devinez où je la mets ?

J’suis une dingue, moi, une guerrière. Septembre c’est la guerre oui. Mon Vietnam de l’horreur commence maintenant.

Apocalyse now !

Seule, perdue sur une île cauchemardesque (Mons), je taille dans le tas de la jungle hostile avec ma machette. Oups j’ai tué ma mère, oups, j’ai tué mon père. Oui mais lesquels ? Si vous vous souvenez bien, ma mère a trompé mon père avec Horst Tappert, alias Derrick et je ne vous l’ai pas encore dit, mais ça ne saurait tarder, mon père a fricoté avec notre ancienne voisine : Assamambala Kitayé, une vieille guinéenne infirme.

J’ignore qui je suis, si je suis noire ou bavaroise. J’erre dans un vide spatio-temporel. J’en veux à mes parents, les 4, à mon oncle, à ma sœur, J’AI PAS DE SŒUR !!! J’ai faim !

Le pourquoi du comment

Amis du blog, je suis au régime. Je suis à -4, -4kg, -4 de tension. Ma tension tend vers la tentation : J’veux du chocolat, de la graisse d’oie hydrogénée, des chipitos au reblochon, des fricadelles aux lardons, des nouilles sautées au saindoux… J’ai envie de tout, je suis en hypo-crasses. J’VEUX DES FRIIIIIIIIIITES.

Voilà pourquoi je ne suis plus capable de tendresse, public affolé. Je suis une asséchée du cœur, il n’y a que mon estomac qui parle. Je ne suis pas au régime, je fais un Koh Lanta de la bouffe. Ma Denis Brogniard en jupe, ma diététicienne, elle m’a concocté un programme d’enfer.

Antenne !

Me voici échouée à Mobouk Tinwane.

Je suis dans l’équipe des jaunes, les Tacontétèkaloraï.

On doit tous perdre 27 KG.

Notre cri de guerre : 1 2 3 MAIGRIR.

Bon c’est pas très original, mais ça nous motive.

WOUW, que je suis motivée, moi.

Epreuve de confort : aller délivrer le docteur Dukan, enfermé dans une cage en titane au fond de la lagune, avant qu’il ne se noie. Pour corser la chose, on est attaché à un ballon d’hélium qui nous empêche de plonger.

On a perdu. Dukan est mort. De toute façon, le cadeau de confort, c’était une balance électronique. Pfff !

Epreuve d’immunité : attraper une clé avalée par un iguane pour ouvrir la baraque à frites de la plage.

On a perdu. L’iguane est mort. De toute façon, on n’avait pas le feu pour faire chauffer l’huile de friture.

 

 

 

 

Mais rends la clé, tu vas t’étouffer !

 

J’ai été éliminée au premier conseil. Je crois que mon équipe n’a pas supporté que je termine les 14 kilos de bananes Chiquita qu’on avait trouvés la veille par hasard dans les cageots à côté de la tente.

On m’a proposé de faire le prochain Secret story. Mon secret : « J’avale 14 kilos de bananes en 33 minutes pendant que j’achève un iguane à la machette ».

Personne ne trouvera, d’autant que dans un an, j’aurai 27 kg en moins. Impossible de me reconnaître.

Super, je vais passer sur TF1. Je sens que la tendresse me revient.

Et si je faisais une dépression plutôt ?

En attendant un test expérimentalo-empirique de la thérapie de groupe en solitaire, je vous embrasse tendrement, chers lecteurs et je vous dis :

A bientôt et à dada !  

 

 Rest In Peace…

 

Vive la rentrée (et les sorties) !

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Amis bloguistes et bloguiens, bonsoir/jour (à vous de choisir).

Ne trouvez-vous pas qu’il est temps de faire un petit bilan de la rentrée ? Nous voici mi-septembre et le temps où nous devions choisir notre camp entre les juilletistes et les aoutiens semble bien loin.

Comme c’est meuuugnon !

Ooooh, la bonne surprise du jour : la récitation de ma fille, apprise ce matin même : Rap de la rentrée

Un raton m’a fait rater ma rentrée

Il a tooouuuut rongé partout

Une fois je l’attraperai

Je le tondrai ce raton

Il sera raton tondu

Tous les matins et tout nu

Ne juge pas, public affolé. Souviens-toi que tu trempais une souris verte dans l’huile pour en faire un escargot tout chaud avant de la mettre dans ta culotte. Alors si ma fille a envie de tondre un raton tout nu, on dit avec l’accent espagnol (ou allemand, ça marche aussi) : « Oui, ma chérie, exprime ta créativité ».

Bref, ce jour, je me lance une fois de plus dans la tentative expérimentale d’un test observatoire en milieu donné. Et repris. Aujourd’hui, j’ai essayé pour vous les sorties de la rentrée, les petites choses qu’on se dit quand on se retrouve à la machine à café ainsi que les sorties systématiques de trucs et autres engins de septembre.

Bilan

Point de désistement, personne n’a pu échapper à l’éternel retour du célèbre : « Alors, ça a été les vacances ? ».

Vous essayez de lutter contre le cliché stéréotypique du vacancier frustré d’avoir quitté sa tente Quechua, mais c’est plus fort que vous, systématiquement, vous répondez : « Trop court, comme d’habitude ». Quelle originalité !

Vous tentez d’enchaîner avec le compte-rendu de la somptueuse visite que vous avez effectuée au Palazzo Pitti de Florence, majestueux au milieu des jardins du Boboli… Mais déjà, votre interlocuteur ne vous écoute plus, vous sabrant tout net d’un : « Oh moi les vacances, c’est pas visite. On va à la plage et on boit des cocktails toute la journée ». Vous dire ça ou vous jeter à la face : « Tu sors ! », c’est la même chose.

Moi moi moi.

Moi personnellement (profitez-en, je parle rarement de moi, pudeur germanique sans doute). Moi donc, je disais, tout le monde sait très bien que je suis prof. Tout le monde, j’entends les gens que je côtoie, mes amis, mes connaissances, les parents des copines de classe de ma fille, les voisins de mes parents, … tout le monde quoi !

La première chose qu’on me demande lors de la rentrée de la petite, sur le bord de la cour de récré où les parents s’agglutinent pour envoyer un dernier bisou au gamin qui s’en fout comme de sa première couche ou à l’inverse qui s’accroche, morveux, à la jambe de sa mère en pleurs (oui oui, c’est bien la mère qui est en pleurs), … j’en étais où, moi déjà ?

Donc, la première chose qu’on me demande en tant que prof-parent, c’est : « Et toi, ta rentrée, ça a été ? ». J’essaie de me plaindre, comme tout prof qui se respecte (et j’ai beaucoup de respect pour moi-même) : « Pfffff. Qué n’horaire de merte ».

Heuuu, je suis prof de français. Je verbalise plutôt en ces termes : « Diantre, mon planning horairal est absolument catastrophique » et j’enchaîne les doléances : « On m’a refilé les professionnels équitation trois heures d’affilée, j’te dis pas ! Bon, ils sont sympas, mais je dois faire des pauses régulièrement. J’accepte de les accompagner aux écuries, on se balade dans l’hippodrome. Mais, tu sais, c’est la première fois que j’ai des professionnels, je dois refaire tout un cours. Je n’en peux plus »

Là je réalise que deux yeux vides et cernés par le halo de l’épuisement m’observent, incrédules. C’est Rita, la maman de Louanou, infirmière chargée des pauses de nuit dans un home de vieux, de personnes âgées pardon, qui tente de calculer le nombre d’heures que je preste à temps plein en tant que professeur du secondaire supérieur. Vingt, Rita, vingt. Ma voix s’amenuise, je rentre sous terre, voire dans mes petits souliers, je baisse les yeux, puis la tête… et je sors.

Ben, faisons la rentrée littéraire alors !

Mais bien sûr ! Avec plus de 700 romans et 200 essais nouveaux, vous croyez vraiment que j’ai le temps de faire la rentrée littéraire. Prof de français d’accord, nymphomane du livre, non. Faut pas pousser. Auteur inopiné de septembre, tu sors !

Ceci dit, je me suis achetée un bon petit Musso et un Barbara Cartland, histoire de rire un peu dans ce monde intellectuello-culturel et je sens que je vais prendre un plaisir bête et méchant à les flinguer sous peu.

En attendant ces prochaines impressions littéraires, je vous laisse méditer sur la revenance de ma célèbre formule, telle un ricochet du souvenir sur la surface du net :

A bientôt et à dada.

 Et vous, la rentrée, ça a été ?

 

Image : iletaitunehistoire

Eloignez les enfants !

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Une fois n’est pas coutume, je suis d’humeur grivoise aujourd’hui, presque malgré moi. En effet, mes talents héréditaires d’enquêtrice chevronnée m’ont amenée sur des chemins polissons inattendus. Eloignez les gamins, les révélations qui sont faites ici risqueraient bien de les désinnocenter à tout jamais.

Un peu de culture, que diable !

Mons 2015 approche à grands pas, mes amis. La petite bourgade hennuyère sera bientôt la capitale culturelle de l’Europe  et les montois ne sont pas peu fiers, au grand dam des liégeois.

Ce qui fait aussi la fierté, la joie et l’éthylomanie des habitants de Mons-en-Belgique, c’est bien sûr le Doudou. Savez-vous, bloguiens français, suisses ou même autochtones, que la ducasse annuelle du Doudou est classée « chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’Humanité » ? Oufti, disent les liégeois de tout à l’heure. L’apothéose de ces jours de réjouissance est bien évidemment le combat de Saint Georges contre le dragon.

Tout cela se passe en mai ou en juin, huit semaines après Pâques, à la Trinité.

 Voilà, voilà…

Oui, mais bon !

Bien, mais nous sommes en septembre, me direz-vous. Elle s’emmêle les neurones, la Baldac. D’accord, les montois attendent le prochain Doudou dès que le Doudou précédent est terminé, mais bon. On n’est pas tous montois sur le blog.

Alors quoi ?

Et bien, amis bloguiens et bloguistes, je m’interroge. Me voici en plein doute existentialo-sanctuaire. Et l’objet de mes incertitudes demandationnelles, c’est Saint-Georges. Mais bon dieu de saperlipopette de nom de nom d’une pipe en bois ! Mais que diable allait-il faire avant son prochain anniversaire ?

Aujourd’hui, j’ai essayé pour vous de trouver un job à Saint Georges durant le reste de l’année.

En effet, personne n’ignore que Saint Georges reste vacant pendant un an. Mais que fait-il en dehors « del’ ducasse » ?

Parce que les autres, on sait.

Parce que le dragon, on sait. Le dragon, lui, il est occupé toute l’année :

  • Il embête la Belle au bois dormant et son Prince charmant.
  • Il fait le nouvel an chinois.
  • Il tente de croquer Harry Potter.
  • Il dévergonde la Pucelette de Wasmes.

Il est célèbre, le dragon. Il tourne des films : Shrek, les Chevaliers du Zodiaque, l’Histoire sans fin, Dragon Ball… J’en passe et des moins bons.

Et il en va de même pour toutes les figures folkloriques du patrimoine mondial des traditions, us et coutumes culturels et festifs.

Casimir, par exemple. Ha si, ha si, Casimir, je dis oui ! C’est une sorte de dragon, orange certes, mais dragon quand même. Intergalactique certes, mais emblème culturel de bon nombre d’entre nous, post trentenaires. On ne touche pas à Casimir ! D’accord, il est à la retraite, mais c’est une retraite bien méritée. Au boulot chaque jour de l’année, un contrat de travail en béton, il n’avait pas peur des heures supplémentaires, Casimir.

Tandis que Saint Georges, c’est même pas qu’il ferait du noir, le fainéant. Mais qu’est-ce qu’il fout ? Mais qu’est-ce qu’il fout ?

Parce le Père Noël, on sait. En dehors de sa fameuse nuit de labeur :

  • Il emmène les lutins à Paradisio (non, je ne me résous à Pairi Daïsa)
  • Il boit du Coca Cola.
  • Il toilette ses rennes.

Parce Saint Nicolas, on sait :

  • Il fait au moins une messe par semaine.
  • Il toilette sa mitre.
  • Il lustre sa crosse.
  • Il regarde le père Fouettard fouetter.

Le père Fouettard, donc, il fouette. Non pas qu’il pue, non. Père Fouettard fouette de son fouet. Et qu’est-ce qu’il fouette ? La mère Noël, pardi, qui en redemande !

Que fait donc la mère Noël toute l’année hors période pré-distributionnelle, en qualité d’emballeuse de cadeaux en chef ? Elle se fait fouetter par Père Fouettard.

Et elle se fait lustrer par Saint Nicolas.

HA. ÇA NON, ça, je n’ai pas le droit de le dire. C’est le troisième secret de l’Eglise. L’Eglise a trois secrets qu’elle a reçu de Bernadette Soubirou qui elle-même les a confiés au pape qui les a enfermés dans son coffre et nous, on n’a pas le droit de savoir ce qu’ils contiennent. Passons.

Le petit Jésus aussi, il est occupé toute l’année, on ne peut pas le nier ! Il naît au mois de décembre, il meurt début avril, il ressuscite trois jours plus tard, il monte au ciel en mai, il apparaît dans le ciel, dans le Saint-Suaire, sur des parois de grottes suintantes, dans des hamburgers… Bref, il bosse. Il a un planning extrêmement chargé. Il justifie son salaire, lui. Il monterait les marches à Cannes que ça ne m’étonnerait pas.

Tandis que Saint Georges ? Je me répète, mais :

A-Ü-SKIL-EST pendant toute l’année ?

Et bien, j’ai fait mes petites recherches. De mauvaises langues reprocheront au saint chevalier de rien branler de ses journées chômées. Je leur répondrai d’abord qu’ils sont vulgaires. Hééé, poli hein, avec Saint Georges !

Ensuite, je leur dirai : « OK, mais ce n’est pas faute d’avoir essayé ».

D’après mon enquête, Saint Georges s’est fait engager par le célèbre cuisiner étoilé Alain Ducasse en période de fête natale. Il était chargé de gaver les oies, mais comme il les finissait à l’épée, il s’est fait virer.

Il s’est donc fait engager par Franco Dragone, qu’il a aussi tenté de tuer au pistolet.

Après un séjour en prison pour tentative de meurtre, d’où il s’est évadé grâce à la mère Noël qui lui a passé un cheval en cachette pendant un parloir, il a fait un casse… ting, un casting. Croyant faire de la figuration dans une pub pour les choco-princes, il s’est retrouvé, je vous le donne en mille, vedette de films particuliers pour adultes montois, sous le pseudonyme de Giant Doudou.

 Voici quelques titres de ses œuvres, pour les aficionados, ceux qui connaissent le folklore doudoutois. Pour les autres, il faudra se taper le site de la ducasse : ici.

J’ai quelques cassettes à la maison, s’il y a des collectionneurs. J’ai l’intention de les vendre sur eBay ou d’en faire un musée, j’hésite. Alors, vous êtes prêts ? Prise de notes :

  • Wo-ho-ho, joli poupé-poupé-poupé.
  • Déshabille-toi, mon car d’or est en train de monter.
  • Si tu me montres tes doudounes, moi je te montre mon dragon.
  • Touche-moi la mitre que je te lustre la crosse… HA NON ! …

Ça c’est le deuxième secret de l’Eglise. Le film libertin de Saint Nicolas avec la mère Noël. L’Eglise a trois secrets, qu’elle a reçu de Bernadette Chirac … enfin bref, je m’embrouille. Faites comme si je n’avais rien dit.

Après être tombé au plus bas de la déchéance pathético-bipolaire, Saint Georges a relevé la tête et a raccroché ses bas résilles. Il s’est dit : « tant que l’biète er-reviendra, je serai là ! Je l’tuerai chaque année, dussé-je inviter Afida Turner au concert gratuit du vendredi de la Ducasse.

Je ne m’étendrai pas sur Afida Turner, parce que j’ai un colocataire tuberculeux qui en est fan. Lisant mon article par-dessus mon épaule, il vient d’enlever son T-shirt et il se pince les tétons.

Je vous laisse, cher lecteurs adorés, je vais aller le calmer.

A bientôt et à dada.

 

  Quel bout-en-train, ce Saint Georges !

C’est le jeu, ma pauvre Lucette !

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Amis bloguistes et bloguiennes,

Me revoili, me revoiçou, après une journée d’absence, guillerette et fofollette de vous retrouver, cher public. Dieu que vous m’avez manqué !

Affolement

J’entends déjà d’ici des lecteurs affolés : mais pourquoi ce titre ? Aurait-elle replongé dans l’enfer du jeu de hasard ? S’est-elle remise à dépenser bêtement son argent, durement gagné à la sueur de son bic, s’éreintant sur 42 petites cases noircies d’une croix aléatoire et pourtant décisive ?

Rassurez-vous, amis surfeurs du net, je suis toujours abstinente de la grille. Demain, je reçois mon morpion d’or (pour ceux qui auraient raté un épisode essentiel de ma désintoxication radicale, voir ici). Cependant, une dernière expérimentation ludique et cathodique me tenterait bien. Voilà pourquoi ce soir, j’ai essayé pour vous « l’amour est dans le dîner de la tentation où tout le monde veut prendre sa ferme académy chez les Palawaï Story ».

Vous l’avez compris, le principe de la compétition est à connotation sexuello-amoureuse. Ames prudes, s’abstenir (oui, je sais,  il y a un ^ sur le A, mais mon correcteur remplit son rôle stupide et partial de … correcteur. Je n’ai plus aucune autorité sur lui, il n’en fait qu’à sa tête).

Recette

Tout d’abord, il faut dire que pour entrer dans ce genre de tournoi de l’amour télévisuel, il ne faut surtout pas passer de casting. Moi-même, j’ai été sauvagement recrutée alors que je prenais mon bain de rosée quotidien, dans les jardins du Waux Hall, juste avant de me rendre au travail.

La condition indispensable à ma participation fut que je devais absolument être totalement célibataire. Le fait que je sois en couple avec un enfant n’a d’ailleurs posé aucun problème. Ma candidature a été acceptée immédiatement, malgré mon refus de me rouler nue dans la farine de quinoa lors de l’animation Pina Colada au bord de la piscine.

J’ai donc été sélectionnée d’office : mon charme latin sans doute, ou mes origines suédoises. J’ai foulé le tapis rouge lors de mon entrée dans la ferme academy. Moulée subtilement dans un fourreau pistache, la confusion était telle que nombreux hurlaient : « Diane Krueger » lors de mon passage. On ne peut nier la ressemblance, mes racines allemandes sans doute.

Entrée dans l’antre du loup

Etant la dernière arrivée, j’ai été accueillie avec frénésie par trois lamas, deux tigres du Bengale, une dinde birmane et une autruche.

J’ai vite senti que Kérima la dinde et Mildred l’autruche nourrissaient une certaine jalousie à mon égard, la robe pistache peut-être.

Par contre, Tic et Tac, les tigres, dont le secret était en fait qu’ils étaient des écureuils, ont été adorables avec moi dès les premiers jours.

Je l’avoue, je n’ai jamais accroché avec les trois lamas, Serge, Bernard et Dalaï.

Je suis contente parce que j’ai remporté l’épreuve des poteaux face à Mildred, trahie par son énorme derrière. Après 7h24 d’une immobilité parfaite sur une tige de bambou, Mildred a basculé dans l’eau, poussant un hurlement aigre qui m’a réveillée.

J’ai passé l’examen haut la main et pour la finale, j’ai choisi d’affronter Serge, sachant qu’il était détesté de tous depuis que nous avions découvert qu’il crachait dans le potage de morue aux choux de Bruxelles qu’il s’était vicieusement proposé de nous concocter quotidiennement pour le petit déjeuner.

Victoire

Sans surprise,  j’ai emporté avec brio l’épreuve du choix du public avec 52,6% des voix.

Aujourd’hui, je me retrouve à la tête d’une encyclopédie universelle des communes de France et je remercie Télé MB pour cette expérience hors du commun.

Maintenant que je suis sortie de ces trois jours de coupure totale avec le monde extérieur, après 72 heures d’immersion dans l’univers cruel de la compétition téléréelle de l’extrême, je le dis haut et fort : «  QUE-DU-BONHEUR ».

Je suis prête à réitérer l’expérience pour le plus grand plaisir de nos lecteurs. Je pense d’ailleurs participer prochainement au  » plus grand manège en or pour un champion des chiffres de Jemappes express ».

En attendant un prochain challenge cathodique, je vous dis « à bientôt et à dada ».

  Ouh, il est pas content, Serge !

Petite leçon de linguistique ascensionnelle

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 Amis bloguistes et bloguiennes,

Je dois vous faire un aveu. Je suis à sec : plus rien de poétiquement valable ne sort de ma plume. Je pense alimenter prochainement les colonnes de Ma vie d’écrivain maudit, en espérant ne pas tomber dans un coma éthylique, assaillie violemment par ma flasque de Mazarelli.

Par contre, je me sens en verve olympique pour tester à tout va. Me voici donc en pleine recherche linguistique. Mon article portera sur les locutions idiomatiques, voire idiotes, les proverbes inversés et les maximes sans fondement. J’ai essayé pour vous les expressions populaires inconséquentes.

A la guerre comme à la guerre

Commençons sans plus attendre par le thème même de ce paragraphe, comme son titre l’indique subtilement : « à la guerre comme à la guerre ».

Dites, franchement, qu’est-ce que ça signifie cette expression, allez ? À la guerre… évidemment que c’est comme à la guerre. A la guerre, ce n’est pas comme dans … les pissotières avant une heure du matin (référence à  Pierre Louÿs qui a bien connu … les pissotières). Vous voyez ce que je veux dire, quoi.

Cette expression est ce qu’on appelle un « pléonasme », c’est-à-dire une répétition de ce qui a été énoncé.

Illustrations

Dans la famille « redondances inutiles », nous avons :

–          Appelons un chat un chat.

–          Je l’ai vu de mes yeux, voire « je l’ai vu de mes yeux vus ».

Je vous épargnerai le commentaire salace du style : « Tu veux le voir d’où, de ton … ? ». Non, non, non, évitons toute vulgarité dans cette rubrique, nos bloguiens sont distingués, nos bloguistes sont bath. Passons plutôt à la plus célèbre répétition tautologique animée : « J’suis la carte, J’suis la carte, J’suis la carte, J’suis la carte, J’suis la carte, J’suis la carte, J’suis la caaaaaaaaaaarte ».

 Explication

Cette auto-définition multiple a son sens évidemment. Elle permet l’identification indubitable du feuillet sautillant hors du sac à dos de Dora l’exploratrice. Mais quelle pédagogie ! Merci, messieurs les scénaristes et autres dialoguistes invétérés, « nous n’y serions jamais arrivés sans vous ».  

Notons au passage que dans la même série, au cas où il nous aurait échappé que le renard masqué s’apprête à tout moment à voler le doudou couineur de Babouche ou le ruban adhésif à paillettes (oui Dora ne dit jamais « papier collant » ou « scotch », elle hurle « ruban adhésif », « ruban adhésif », « ruban adhésif » pendant tout l’épisode où Totor se trouve dans un ballon dirigeable qui est en train de se dégonfler et … heuuuu, je vous jure que je ne suis pas fan). BREF, Chipeur, le renard donc, a droit aussi à son pléonasme patronymique, accompagné d’un formule identificatoire de ses activités illégales : « Chipeur, arrête de chiper, Chipeur, arrête de chiper, Chipeur, arrête de chiper ».

Applaudissons la manœuvre didactique.

Mais revenons à nos moutons.

Tiens, en voilà une expression qu’elle est belle. Celle-ci a une étymologie culturelle, directement héritée du Moyen-Âge, depuis La Farce de Maître Pathelin. Je n’en parlerai donc pas ici. On ne va tout même pas faire de l’érudition sur mon blog, quelle horreur !

Un peu de sociologie, que diable !

Ceci dit, en parfaite dialectologue que je suis, je me suis penchée sur les formules sociales.

Au cœur de notre quotidien, certaines locutions nous permettent de maintenir des liens verbaux absolument superficiels avec la population qui nous entoure. Par exemple, au détour d’un trottoir, lors d’un rencontre inopportune entre deux ménagères de moins de 50 ans ou dans le couloir de la DRH qui mène aussi à la machine à café,  nous pouvons entendre ceci :

–          Bonjour, ça va ?

–          Ça va. Et toi, ça va ?

–          Ça va, ça va, et toi ?

–          Ça va.

Mais que se passe-t-il si l’un des deux protagonistes répond : « Non ça ne va pas » ?  Malaise ? Compassion ? Lueur d’intérêt ?

Absolument pas ! Tout le monde se fiche de la réponse. Personne ne s’attend à une vraie réplique. Chacun est déjà au bout de son chemin. C’est horrible la vie, oui.

Le bon sens populaire.

Parfois, un espoir relationnel surgit quand on a tout perdu.

C’est le cinquième jour du mois et vous êtes déjà en négatif ?

Votre patron vous a habilement suggéré que vous étiez une sous-merde ?

Votre conjoint(e) (votre chat en fait) n’est pas rentré depuis 13 jours ?

Il n’y a plus de mazarelli dans le frigo ?

Vous êtes au bout du rouleau ?

Heureusement, Nadine et Georgette sont là, prêtes à relever le défi de vous sortir du marasme psychologique où vous êtes plongé :

GEORGETTE : Bah, tant qu’on a la santé, Madame…

NADINE : C’est le principal.

Aaaah, le bon sens populaire…

Truculences (inter)nationales

Dans le genre populaire, mon expression favorite est celle qui marque si finement, si élégamment, l’étonnement louviérois, le borain, le montois aussi, voire le carolo. Ami français, prends note, ceci est un petit bijou wallon du meilleur cru. Attention, prêts, partez :

–          Min ouais ? T’inwane ?

Traînez un peu sur le –wane, en accentuant le côté guttural du a.

Quelle poésie, quelle truculence. Même les allemands nous envient cette cocasserie drolatique. Et pourtant, nous sommes loin d’égaler la gaillardise pittoresque du plus beau représentant outre-rhénan dont je suis la plus proche parente. Ceux qui me sont fidèles savent très bien de quel père biologique caché je parle. Je veux bien sûr évoquer le burlesque et tant regretté Derrick et son célèbre :

–          Vite, Harry, enfile ton paletot, nous sortons. Un crime a été commis à la Bundestrasse.

Recensement linguistique inédit.

Sans transition, je voudrais vous faire partager une toute nouvelle découverte locutive. Chaque jeudi soir, je prends des cours de cuisine au CEFOR de Namur. C’est là que j’ai appris qu’un beignet de fromage mal pané pouvait, prise de note SVP , « chier dans la friture ».

Depuis, j’ai adopté l’idiome pour toute situation conflictuelle génératrice de mauvaise humeur.

Exemples :

MOI : Chéri, tu pourrais juste mettre ton bol de frosties usagé DANS le lave-vaisselle, plutôt que SUR le lave-vaisselle ? Tu sais, ça ne demande pas un effort surhumain : tu ouvres le lave-vaisselle … 

LUI : Ouais, ça va, ça va.

MOI : Oh, tu me chies dans la friture à la fin !

Oui, je sais, c’est un peu disproportionné comme réaction, mais je suis assez soupe-au-lait sur le sujet vaisselle. Laissons donc de côté les querelles domestiques et gardons notre entrain.

Petite leçon de dialogue courant.

Pour terminer, en bonne copine des situations extrêmes, je vais vous dicter une série d’expressions à replacer habilement dans la conversation, sans en avoir l’air.

BIC-FEUILLE-DICTEE

1)      Si vous êtes un ado post-boutonneux, néanmoins pré-dépucelé, en rébellion contre vos parents qui ne comprennent rien à vos revendications existentielles néo-artistiques, osez le « Oh ça va, excuse-moi d’exister ».  Claque dans la tronche assurée, hmmm, ça fait du bien quand ça fait mal.

2)      Le « du tout du tout »

Si vous êtes hôtesse à la caisse centrale du Carrefour, à la personne qui vous demande : « Dans quel rayon puis-je trouver une aléseuse portative avec rechargement automatique ? », vous répondez : « On n’a pas ça ici, Monsieur ». Systématiquement, le client enchaînera : « Du tout, du tout ? ». Poliment, réutilisez la même locution négative : « Du tout, du tout », plutôt qu’un agressif « Si, Duschmol, j’en ai 24 tonnes, des aléseuses portatives avec rechargement automatique, mais ta face ne me revient pas. Du tout, du tout ! »

Le « du tout du tout », expression d’insistance inutile volontairement redondante.

3)      A votre copain qui s’est empalé sur le taille-haie alors que vous vous retourniez pour lui dire bonjour, tentez le « Mais tu fibrilles, préparez-moi une voie centrale, 10ml de morphine et une ampoule de lidocaïne. Si la trémulation est trop rapide, je lui injecte de l’hématropine ».

Aaaah, une bonne petite expression médicale de derrière les fagots, ça fait toujours plaisir et vous avez l’air intelligent pour une fois.

Bien sûr, j’aurais pu terminer par une analyse de la plus célèbre réplique de l’histoire des salles obscures, empruntée au monument de l’horreur cinématographique, « L’exorciste », qui commence par « Ta mère » et finit par « en enfer ». Mais non, ne cédons pas à la facilité et au racolage honteux.

Je vous quitterai donc avec la locution qui fait désormais ma renommée planétaire :

A bientôt et à dada.

  Merci à Robert, pour son incroyable disponibilité en cette haute saison des aléseuses portatives.