Le Leitmotive Opus 2 est arrivé !

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Jacques Flament demande à ses auteurs de reproduire le communiqué suivant sans modération et je ne suis pas peu fière de m’exécuter vu que je suis dans les lauréats.

Faites passer !

119 AUTEURS ONT PRIS LE TRAIN EN MARCHE… 
Il était en effet question d’histoires de voies ferrées pour ce nouvel opus du concours de Jacques Flament éditions. 

Le train LEITMOTIVE 2 du 15 septembre 2011 comporte 28 wagons, tous de première classe, autrement appelés nouvelles.
Elles devaient toutes débuter par les phrases suivantes :  « Fatigués de lutter contre les forces d’inertie, nous roulions soudés vers la nuit, subissant l’odeur aigre des corps entremêlés. Le bruit sourd et saccadé de l’acier sur les rails étouffait les soupirs. »
Près d’une moitié des textes publiés traite d’un problème toujours douloureux et bien présent dans la mémoire collective : la déportation. 

248 pages, 28 auteurs aux univers et imaginaire débridés, c’est certes beaucoup de lauréats mais il n’en reste pas moins que 91 textes n’ont pas été publiés, même si nombre d’entre eux méritaient de l’être. Le revers de la médaille pour tout appel à textes, et la règle du jeu inévitable dès lors qu’il s’agit d’un concours soumis à une sélection finale !

Se côtoient dans ce nouveau recueil, présenté en deux parties bien distinctes (afin d’éviter tout amalgame) : une première partie nommée DÉPORTATION avec des textes à caractère résolument mémoriel ; une seconde partie, intitulée VARIATIONS FERROVIAIRES, où des univers différents s’y côtoient, parfois réalistes, futuristes, incitant au voyage, parfois beaucoup plus légers, voire frivoles, l’allusion aux corps entremêlés n’ayant pas laissé insensibles certains des auteurs. 

LEITMOTIVE, Opus 2, 16,90 €, disponible à partir du 15 septembre 2011,
Pour vous procurer l’objet-livre, résultat final de ce deuxième opus, suivez ce lien :


Sachez également que l’opus 1, ayant pour thème la marée, est, quant à lui, toujours disponible au lien suivant :

 

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Vive la rentrée (et les sorties) !

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Amis bloguistes et bloguiens, bonsoir/jour (à vous de choisir).

Ne trouvez-vous pas qu’il est temps de faire un petit bilan de la rentrée ? Nous voici mi-septembre et le temps où nous devions choisir notre camp entre les juilletistes et les aoutiens semble bien loin.

Comme c’est meuuugnon !

Ooooh, la bonne surprise du jour : la récitation de ma fille, apprise ce matin même : Rap de la rentrée

Un raton m’a fait rater ma rentrée

Il a tooouuuut rongé partout

Une fois je l’attraperai

Je le tondrai ce raton

Il sera raton tondu

Tous les matins et tout nu

Ne juge pas, public affolé. Souviens-toi que tu trempais une souris verte dans l’huile pour en faire un escargot tout chaud avant de la mettre dans ta culotte. Alors si ma fille a envie de tondre un raton tout nu, on dit avec l’accent espagnol (ou allemand, ça marche aussi) : « Oui, ma chérie, exprime ta créativité ».

Bref, ce jour, je me lance une fois de plus dans la tentative expérimentale d’un test observatoire en milieu donné. Et repris. Aujourd’hui, j’ai essayé pour vous les sorties de la rentrée, les petites choses qu’on se dit quand on se retrouve à la machine à café ainsi que les sorties systématiques de trucs et autres engins de septembre.

Bilan

Point de désistement, personne n’a pu échapper à l’éternel retour du célèbre : « Alors, ça a été les vacances ? ».

Vous essayez de lutter contre le cliché stéréotypique du vacancier frustré d’avoir quitté sa tente Quechua, mais c’est plus fort que vous, systématiquement, vous répondez : « Trop court, comme d’habitude ». Quelle originalité !

Vous tentez d’enchaîner avec le compte-rendu de la somptueuse visite que vous avez effectuée au Palazzo Pitti de Florence, majestueux au milieu des jardins du Boboli… Mais déjà, votre interlocuteur ne vous écoute plus, vous sabrant tout net d’un : « Oh moi les vacances, c’est pas visite. On va à la plage et on boit des cocktails toute la journée ». Vous dire ça ou vous jeter à la face : « Tu sors ! », c’est la même chose.

Moi moi moi.

Moi personnellement (profitez-en, je parle rarement de moi, pudeur germanique sans doute). Moi donc, je disais, tout le monde sait très bien que je suis prof. Tout le monde, j’entends les gens que je côtoie, mes amis, mes connaissances, les parents des copines de classe de ma fille, les voisins de mes parents, … tout le monde quoi !

La première chose qu’on me demande lors de la rentrée de la petite, sur le bord de la cour de récré où les parents s’agglutinent pour envoyer un dernier bisou au gamin qui s’en fout comme de sa première couche ou à l’inverse qui s’accroche, morveux, à la jambe de sa mère en pleurs (oui oui, c’est bien la mère qui est en pleurs), … j’en étais où, moi déjà ?

Donc, la première chose qu’on me demande en tant que prof-parent, c’est : « Et toi, ta rentrée, ça a été ? ». J’essaie de me plaindre, comme tout prof qui se respecte (et j’ai beaucoup de respect pour moi-même) : « Pfffff. Qué n’horaire de merte ».

Heuuu, je suis prof de français. Je verbalise plutôt en ces termes : « Diantre, mon planning horairal est absolument catastrophique » et j’enchaîne les doléances : « On m’a refilé les professionnels équitation trois heures d’affilée, j’te dis pas ! Bon, ils sont sympas, mais je dois faire des pauses régulièrement. J’accepte de les accompagner aux écuries, on se balade dans l’hippodrome. Mais, tu sais, c’est la première fois que j’ai des professionnels, je dois refaire tout un cours. Je n’en peux plus »

Là je réalise que deux yeux vides et cernés par le halo de l’épuisement m’observent, incrédules. C’est Rita, la maman de Louanou, infirmière chargée des pauses de nuit dans un home de vieux, de personnes âgées pardon, qui tente de calculer le nombre d’heures que je preste à temps plein en tant que professeur du secondaire supérieur. Vingt, Rita, vingt. Ma voix s’amenuise, je rentre sous terre, voire dans mes petits souliers, je baisse les yeux, puis la tête… et je sors.

Ben, faisons la rentrée littéraire alors !

Mais bien sûr ! Avec plus de 700 romans et 200 essais nouveaux, vous croyez vraiment que j’ai le temps de faire la rentrée littéraire. Prof de français d’accord, nymphomane du livre, non. Faut pas pousser. Auteur inopiné de septembre, tu sors !

Ceci dit, je me suis achetée un bon petit Musso et un Barbara Cartland, histoire de rire un peu dans ce monde intellectuello-culturel et je sens que je vais prendre un plaisir bête et méchant à les flinguer sous peu.

En attendant ces prochaines impressions littéraires, je vous laisse méditer sur la revenance de ma célèbre formule, telle un ricochet du souvenir sur la surface du net :

A bientôt et à dada.

 Et vous, la rentrée, ça a été ?

 

Image : iletaitunehistoire

Rémonkeunojeutèm

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Vous y croyez, vous ? Je n’avais jamais lu « Zazie dans le métro » !

J’ai traîné quelque jours avec la bouille Playmobil de Catherine Demongeot sur mon Folio dans la salle des profs de mon école et surprise, pratiquement tout le monde m’a dit : « Oooooh, Zazie dans le métro, j’ai jamais lu ».

Moi-même, j’étais plutôt Sally Mara. Haaaa ! Sally Mara, double féminin et lubrique de Raymond Queneau,  jeune vierge émoustillée amoureuse de son professeur de français, Monsieur Presle. Elle a bercé mon adolescence  et mes années de déclamation. Je jouais l’ingénue avec un accent anglais plus ou moins raté, mais j’avais mon petit succès quand je pleurnichais le départ de l’enseignant : « Il est pawti ».

Soit.

Je viens de lire « Zazie » et je ne peux m’empêcher de tirer mon chapeau. JE VEUX ÊTRE RAYMOND QUENEAU. J’aurais voulu inventer Trouscaillon, un personnage qui change de nom, de physique, de costume sans que personne, ou presque, ne le reconnaisse.

J’aurais voulu emmener mes lecteurs dans une orgie de poésie, même en ajoutant « mon cul » à chaque réplique.

Je veux adopter un perroquet pérorant un maussade : « Tu parles, tu parles, c’est tout ce que tu sais faire » et qui me mettra en cage.

J’aurais aimé laisser une lectrice maudite dans ce fou rire mélancolique où, quand Marceline devient Marcel, on a quand même un petit pincement au cœur de quitter une enfant qui vieillit.

Tout ça et pas seulement, c’est Raymond Queneau : un poète hyperactif, un satyre oulipien.

Rémonkeuno, mon cul !

Ma vie d’écrivain maudit Chapitre 2

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Il y a trois jours, j’alimentais ma catégorie des bonnes nouvelles avec une surprise éditive dans ma boîte aux lettres.

Aujourd’hui, le soufflé est retombé.

Ma mailbox m’a renié.

Comme tout écrivain maudit qui se respecte, j’ai eu droit à ma lettre de refus type :

Madame,

Nous avons bien reçu votre texte et nous vous remercions d’avoir pensé à nos collections pour sa publication éventuelle. Nous ne pourrons cependant pas donner suite à votre proposition, votre texte ne correspond pas à notre politique éditoriale actuelle.

Dans l’attente de vous lire, bla bla bla…

Signé : Madame Pocket Jeunesse.

 

QUOI ? Mon texte ne correspond pas à notre politique éditoriale actuelle. C’est une blague ou quoi ? Que Monsieur Gallimard me jette comme un mouchoir morveux, je le conçois. Que les éditions numériques Walrus me fassent faire un tour de manège gratuit, j’y trouve encore mon compte.

Mais que Pocket Jeunesse trouve que mon texte ne correspond pas à notre politique éditoriale actuelle, j’avoue, je suis vexée.

Je n’en suis pas encore au record d’un certain Maginhard dont l’Apostrophe aux Contemporains de Ma Mort a été refusé 150 fois !!! Pour ceux qui ont une ou deux semaines à tuer, je vous propose de toutes les lire ici.

Moi, c’est différent. Je sens l’artiste raté monter en moi, celui qui vomit les professionnels du livre, celui qui décèle un complot anti-génies fomenté par de sombres étudiants payés à la semaine pour simuler le comité de lecture, qui n’ouvrent même pas votre présssssieux si chèrement relié chez Copy Print, surtout s’il est bon (le préssssssieux, bien sûr).

Je me sens habitée par l’autopyromane  furieux, à la recherche d’un bûcher des vanités pour y sceller définitivement le sort de son œuvre maudite afin de soustraire à l’humanité inculte une création de cette envergure.

Vite mon Mazarelli.

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

Maintenant que je suis saoule, je peux être honnête. Mon roman de jeunesse n’est pas une œuvre impérissable. Le pitch vous le confirmera : dans le tome 1, Lisou, petite fille de six ans est initiée à la magie des fées pour sauver les cinq mondes.

Ok, on ne fait pas dans l’originalité : les petites filles sont mignonnes, il y a une méchante sorcière Ténébra qui veut tout péter, les fées ont des baguettes et des paillettes partout, …

Mais enfin, Madame Pocket, peut-on reprocher à une jeune auteur superbe et innovante (biffer les mentions inutiles) que son texte ne correspond pas à notre politique éditoriale actuelle, quand on édite Les chatons magiques, dont l’accroche est tout de même la suivante :

As-tu vu ce chaton angora roux ? Flamme est un chaton magique de sang royal, et son oncle Ébène est très impatient de le retrouver. Flamme est difficile à repérer, car son poil change souvent de couleur, mais tu peux le reconnaître à ses grands yeux vert émeraude et à ses moustaches qui grésillent de magie ! Il est à la recherche d’un ami qui prendra soin de lui. Et s’il te choisissait ?

Je vous laisse méditer.

C’est vrai, vous vous renouvelez rapidement, et peut-être que la politique éditoriale d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui. Pour preuve, je vous l’accorde, une nouvelle série annoncée sur le site en ces termes :

ATTENTION, NOUVELLE SÉRIE !

Les Chiots magiques font leur entrée ! L’un d’entre eux est perdu dans le royaume des hommes. Si vous le voyez, prenez soin de lui, il a besoin d’un ami !

 

 

Je m’éloigne peut-être trop de vos collections 6/9. C’est vrai que je me trouve peu de points communs  éditoriaux avec la série Les fées des bijoux dans l’arc-en-ciel magique. Je n’offre pas de papillon.

 

 

Vous plaisantez ou quoi ?

Bah, c’en est fini, fini, de mon expérience des romans féériques pour petites filles. Je vais plutôt écrire une thèse sur le suicide éthylique par transfusion de mazarelli en milieu suburbain.  Je gerberai mon fiel sur tous ces éditeurs ingrats et vous serez maudits, entendez-vous, MAUDIIIIIIIIIIIIIITS.

Elle disparut dans un brouillard épais. On entendit résonner son rire sardonique dans la nuit  glacée. Et on ne la revit plus jamais.

 

Eloignez les enfants !

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Une fois n’est pas coutume, je suis d’humeur grivoise aujourd’hui, presque malgré moi. En effet, mes talents héréditaires d’enquêtrice chevronnée m’ont amenée sur des chemins polissons inattendus. Eloignez les gamins, les révélations qui sont faites ici risqueraient bien de les désinnocenter à tout jamais.

Un peu de culture, que diable !

Mons 2015 approche à grands pas, mes amis. La petite bourgade hennuyère sera bientôt la capitale culturelle de l’Europe  et les montois ne sont pas peu fiers, au grand dam des liégeois.

Ce qui fait aussi la fierté, la joie et l’éthylomanie des habitants de Mons-en-Belgique, c’est bien sûr le Doudou. Savez-vous, bloguiens français, suisses ou même autochtones, que la ducasse annuelle du Doudou est classée « chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’Humanité » ? Oufti, disent les liégeois de tout à l’heure. L’apothéose de ces jours de réjouissance est bien évidemment le combat de Saint Georges contre le dragon.

Tout cela se passe en mai ou en juin, huit semaines après Pâques, à la Trinité.

 Voilà, voilà…

Oui, mais bon !

Bien, mais nous sommes en septembre, me direz-vous. Elle s’emmêle les neurones, la Baldac. D’accord, les montois attendent le prochain Doudou dès que le Doudou précédent est terminé, mais bon. On n’est pas tous montois sur le blog.

Alors quoi ?

Et bien, amis bloguiens et bloguistes, je m’interroge. Me voici en plein doute existentialo-sanctuaire. Et l’objet de mes incertitudes demandationnelles, c’est Saint-Georges. Mais bon dieu de saperlipopette de nom de nom d’une pipe en bois ! Mais que diable allait-il faire avant son prochain anniversaire ?

Aujourd’hui, j’ai essayé pour vous de trouver un job à Saint Georges durant le reste de l’année.

En effet, personne n’ignore que Saint Georges reste vacant pendant un an. Mais que fait-il en dehors « del’ ducasse » ?

Parce que les autres, on sait.

Parce que le dragon, on sait. Le dragon, lui, il est occupé toute l’année :

  • Il embête la Belle au bois dormant et son Prince charmant.
  • Il fait le nouvel an chinois.
  • Il tente de croquer Harry Potter.
  • Il dévergonde la Pucelette de Wasmes.

Il est célèbre, le dragon. Il tourne des films : Shrek, les Chevaliers du Zodiaque, l’Histoire sans fin, Dragon Ball… J’en passe et des moins bons.

Et il en va de même pour toutes les figures folkloriques du patrimoine mondial des traditions, us et coutumes culturels et festifs.

Casimir, par exemple. Ha si, ha si, Casimir, je dis oui ! C’est une sorte de dragon, orange certes, mais dragon quand même. Intergalactique certes, mais emblème culturel de bon nombre d’entre nous, post trentenaires. On ne touche pas à Casimir ! D’accord, il est à la retraite, mais c’est une retraite bien méritée. Au boulot chaque jour de l’année, un contrat de travail en béton, il n’avait pas peur des heures supplémentaires, Casimir.

Tandis que Saint Georges, c’est même pas qu’il ferait du noir, le fainéant. Mais qu’est-ce qu’il fout ? Mais qu’est-ce qu’il fout ?

Parce le Père Noël, on sait. En dehors de sa fameuse nuit de labeur :

  • Il emmène les lutins à Paradisio (non, je ne me résous à Pairi Daïsa)
  • Il boit du Coca Cola.
  • Il toilette ses rennes.

Parce Saint Nicolas, on sait :

  • Il fait au moins une messe par semaine.
  • Il toilette sa mitre.
  • Il lustre sa crosse.
  • Il regarde le père Fouettard fouetter.

Le père Fouettard, donc, il fouette. Non pas qu’il pue, non. Père Fouettard fouette de son fouet. Et qu’est-ce qu’il fouette ? La mère Noël, pardi, qui en redemande !

Que fait donc la mère Noël toute l’année hors période pré-distributionnelle, en qualité d’emballeuse de cadeaux en chef ? Elle se fait fouetter par Père Fouettard.

Et elle se fait lustrer par Saint Nicolas.

HA. ÇA NON, ça, je n’ai pas le droit de le dire. C’est le troisième secret de l’Eglise. L’Eglise a trois secrets qu’elle a reçu de Bernadette Soubirou qui elle-même les a confiés au pape qui les a enfermés dans son coffre et nous, on n’a pas le droit de savoir ce qu’ils contiennent. Passons.

Le petit Jésus aussi, il est occupé toute l’année, on ne peut pas le nier ! Il naît au mois de décembre, il meurt début avril, il ressuscite trois jours plus tard, il monte au ciel en mai, il apparaît dans le ciel, dans le Saint-Suaire, sur des parois de grottes suintantes, dans des hamburgers… Bref, il bosse. Il a un planning extrêmement chargé. Il justifie son salaire, lui. Il monterait les marches à Cannes que ça ne m’étonnerait pas.

Tandis que Saint Georges ? Je me répète, mais :

A-Ü-SKIL-EST pendant toute l’année ?

Et bien, j’ai fait mes petites recherches. De mauvaises langues reprocheront au saint chevalier de rien branler de ses journées chômées. Je leur répondrai d’abord qu’ils sont vulgaires. Hééé, poli hein, avec Saint Georges !

Ensuite, je leur dirai : « OK, mais ce n’est pas faute d’avoir essayé ».

D’après mon enquête, Saint Georges s’est fait engager par le célèbre cuisiner étoilé Alain Ducasse en période de fête natale. Il était chargé de gaver les oies, mais comme il les finissait à l’épée, il s’est fait virer.

Il s’est donc fait engager par Franco Dragone, qu’il a aussi tenté de tuer au pistolet.

Après un séjour en prison pour tentative de meurtre, d’où il s’est évadé grâce à la mère Noël qui lui a passé un cheval en cachette pendant un parloir, il a fait un casse… ting, un casting. Croyant faire de la figuration dans une pub pour les choco-princes, il s’est retrouvé, je vous le donne en mille, vedette de films particuliers pour adultes montois, sous le pseudonyme de Giant Doudou.

 Voici quelques titres de ses œuvres, pour les aficionados, ceux qui connaissent le folklore doudoutois. Pour les autres, il faudra se taper le site de la ducasse : ici.

J’ai quelques cassettes à la maison, s’il y a des collectionneurs. J’ai l’intention de les vendre sur eBay ou d’en faire un musée, j’hésite. Alors, vous êtes prêts ? Prise de notes :

  • Wo-ho-ho, joli poupé-poupé-poupé.
  • Déshabille-toi, mon car d’or est en train de monter.
  • Si tu me montres tes doudounes, moi je te montre mon dragon.
  • Touche-moi la mitre que je te lustre la crosse… HA NON ! …

Ça c’est le deuxième secret de l’Eglise. Le film libertin de Saint Nicolas avec la mère Noël. L’Eglise a trois secrets, qu’elle a reçu de Bernadette Chirac … enfin bref, je m’embrouille. Faites comme si je n’avais rien dit.

Après être tombé au plus bas de la déchéance pathético-bipolaire, Saint Georges a relevé la tête et a raccroché ses bas résilles. Il s’est dit : « tant que l’biète er-reviendra, je serai là ! Je l’tuerai chaque année, dussé-je inviter Afida Turner au concert gratuit du vendredi de la Ducasse.

Je ne m’étendrai pas sur Afida Turner, parce que j’ai un colocataire tuberculeux qui en est fan. Lisant mon article par-dessus mon épaule, il vient d’enlever son T-shirt et il se pince les tétons.

Je vous laisse, cher lecteurs adorés, je vais aller le calmer.

A bientôt et à dada.

 

  Quel bout-en-train, ce Saint Georges !

En voilà une nouvelle qu’elle est bonne !

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Ha ben ça alors. Ou j’ai rien compris, ou la Police de Liège est une petite coquine.

Hier après-midi, je rentre chez moi, éreintée par une journée de dur labeur (retrouver les collègues, accueillir les élèves, papoter avec les collègues, acheter un sandwich, pouh ! Je suis crevée).

Bref, j’atteins tant bien que mal ma boîte aux lettres et là, oh surprise, une grosse enveloppe de la Police de Liège.

Qu’est-ce que j’ai encore fait ? que je me dis, pessimiste.

Mais rien, mes amis, rien! Ou plutôt, rien d’illégal. Quelque chose de culturel même. J’en ai déjà parlé  sur ce blog, mais j’ignorais que le produit de mon imagination lubrique allait trouver sa (petite) place dans une édition chez Luce Wilquin, dame Wilquin, maîtresse Wilquin !

Ma nouvelle « Au suivant » est donc publiée dans le recueil collectif « Strip-tease » suite au concours du même nom organisé par la Police de Liège.

J’ai le droit de me la péter, non, au moins une soirée ? Alleeeez.

Au passage, je note qu’un visiteur de mon blog est repris dans les lauréats. Je cite : Daniel Fattore. Hasard ou Monsieur est plus vif que votre dévouée ? Je pense qu’il est plus vif. D’ailleurs, il a déjà publié un article sur son blog à propos de notre publication commune.

Félications Monsieur Fattore.

En vente dans toutes les bonnes librairies évidemment (même les mauvaises, on s’en fout, après tout, tant que le livre est bon) au prix de 14€.

Parce que je le vaux bien

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Amis bloguistes et bloguiennes,

Une fois n’est pas coutume, ce week-end, je suis allée chez le coiffeur.

Je vous épargnerai mon petit inventaire des coiffures tendance du moment. Moi qui vais chez le coupe-tifs à peu près toutes les années et demi, comment puissè-je être au courant des brushings à la mode 2011 ? Ce serait prétendre à des qualités de modeuse en chignon, macaron, natte, bigoudis, torsade et autre tresse que je n’ai pas. Donc, comme tous les ans et demi, j’achète 4 magazines spécial coiffure pour trouver mon nouveau look. Je passe en revue tous les sites internet experts en cheveux de star pour affiner ma recherche capillaire intensive. Et je sors du professionnel du shampoing avec systématiquement la même coupe : un dégradé sur la longueur, soyons fou, wouw.

Variante 

De temps à autre, j’ose une frange, plus ou moins déviée vers la droite. Une fois, j’ai même essayé la mèche Louise Brooks, genre un peu trop courte au-dessus des sourcils, mais le trop court « je l’ai choisi et je l’assume », pas le trop court « oups, j’ai ripé en voulant ajuster ma frange moi-même ce matin dans ma salle de bain ».

Foie gras

Il se passe toujours un truc étrange avec mes coiffeurs. Oui, j’ai plusieurs coiffeurs, à peu près 1 tous les ans et demi. Je change à chaque fois, quoi. C’est une maladie héréditaire. Ma mère aussi a ce syndrome pathologique. Et encore, chez ma mère, c’est pire. Moi, j’arrive encore à me faire comprendre et à sortir relativement satisfaite de mes coupes. Ma mère, elle, c’est autre chose.

Vous avez déjà vu une oie pourchasser un pauvre poussin innocent égaré sur le territoire de la gallinacée féroce (en fait, l’oie fait partie des anatidés, mais je ne m’appelle pas Wikipédia, je ne connais que les gallinacées en oiseau. Et les rapaces, vu que je suis fan des aigles. Mais ça c’est une autre histoire que je ne manquerai pas de vous relater) ?

Bref, pendant toute mon enfance, j’ai vu ma mère hurlant comme une oie en rut, mêlant les larmes à l’arrachage furieux de cheveux hirsutes, sortant honteusement du dernier élu capillaire et se précipitant dans la voiture de mon père penaud, coupable exécuté sur place pour avoir tenté un innocent « ça ne te plaît pas ? »

Re-bref, revenons-en à nos fourches. Je change souvent de capilliculteur. Je prends toujours rendez-vous quand je ne peux plus supporter la repousse de mes longs cheveux lisses qui me font ressembler à une espèce de madone prête à poser pour Léonard de Vinci. J’exige violemment un dégradé qui se voit et à chaque fois, le coiffeur (ou la coiffeuse, c’est selon) me conseille d’effiler en douceur. « Parce qu’après on regrette, on rebique de partout, on a du mal à rattraper ».

Un rêve éveillé

Ainsi, ça fait à peu près 18 ans que j’ai la même coupe : un dégradé timide sur la longueur. Ceci dit, je suis toujours bien accueillie la première fois (et la dernière en l’occurrence, vu que je change à chaque fois). Je dois vous le dire, je ne peux plus vous le cacher : d’après TOUS mes coiffeurs, j’ai les plus beaux cheveux du monde. Ha vraiment ! J’en ai même un qui m’a avoué avoir toujours rêvé de posséder la même crinière que moi. Je cite : « Des cheveux pareils, c’est mon rêve ». Texto. L’avant-dernière n’en revenait pas : « Je croyais qu’on ne voyait ça que dans les pubs d’Eva Longoria. Mais non, ça existe ». Et oui, j’existe vraiment en vrai. Dingue, non ?

Cependant, la dernière est imbattable. En matière de panégyrique sincère, elle a remporté le parpaing d’or de la flatterie en salon. D’abord, elle me trouvait belle. Très belle. Bon ça, je veux bien lui accorder. Il est vrai que je suis particulièrement sublime, surtout les cheveux mouillés sur une cape en nylon. Moi-même je m’émeus.

Ensuite, elle a eu une révélation. Et moi aussi, par la même occasion : il paraît que j’ai les yeux de Monica Bellucci. C’est vrai que ce qui frappe chez Monica Bellucci, ce sont ses yeux. Je me dis alors : « Elle va sans doute remarquer que j’ai aussi les seins de Momo (elle me les prête de temps en temps) ». Mais non, ma coiffeuse est restée très discrète sur mes attributs mammaires. L’émotion sans doute. Pour l’aider un peu dans son travail d’association flatteuse, j’essaie de faire ma célèbre moue Angelina Jolie, mais je pense qu’elle est distraite. Le téléphone a dû sonner à ce moment-là, je crois.

Oh surprise, une lueur de lucidité passe dans le regard acéré de cette chère dompteuse de ciseaux : elle se penche sur moi et grandiose, elle me murmure : « Tu as des lèvres magnifiques. C’est les tiennes ? » Naïvement, je réponds : « C’est celles de mon papa », vaguement vexée qu’elle ne repère pas ma filiation avec Lara Croft.

Le meilleur reste à venir.

En effet, après 36 ans d’ignorance, persuadée que ma tignasse brune tenait plutôt du long, lisse, effilé, voire plat, j’apprends avec stupéfaction, que j’ai les cheveux bouclés. Je conteste mollement : « Heu, non, j’ai les cheveux lisses depuis toujours ». Elle insiste : « Ha non, ils sont bouclés quand même ».

Elle saisit un flacon mystérieux, m’imprègne la chevelure d’une mixture suspecte et me fait peur en lançant soudain :   » J’ai envie de te les sécher au diffuseur ». Et de fait, après m’avoir forcé à mettre la tête en bas pendant 32 minutes et avoir enfoncé des drôles de pointes chauffantes dans ma chevelure pendouillante, elle m’oblige à me relever d’un coup pour saisir dans le miroir le reflet de ma réincarnation capillaire : je suis bouclée. Le spray spécial frisottis de star n’y est absolument pour rien !!!

Aujourd’hui, j’ai renié ma mère, qui m’a toujours caché que j’ondulais fermement. Après le coup de Derrick … Si ça se trouve, je suis noire et je l’ignore totalement. Depuis, je suis en thérapie. S’apercevoir qu’on vit dans le mensonge depuis si longtemps, ça laisse des traces, vous savez. Mais ça, j’en parlerai une autre fois, quand j’aurai vraiment sombré dans la déchéance de l’écrivain maudit et que j’aurai vendu mon âme en écrivant du Marc Levy.

En attendant ce suicide littéraire, je vous quitte avec mon sempiternel « à bientôt et à dada ».