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Ha mes amis, mais que vous m’avez manqué !

L’année s’est accélérée d’un coup, entre mes cours, mes ateliers d’écriture et la recherche inopinée d’une nouvelle voiture … d’occasion, suite à la défection de la précédente. Je profite d’une demi-heure de répit pendant la cuisson de mon célèbre moelleux au chocolat sans farine (une tuerie culinaire dont je suis seule à détenir le secret).

Petite impression littéraire de derrière les fagots.

A l’heure où je me fourvoie moi-même sur un blog (pour rappel : isabellebaldacchino.wordpress.com. Ha mais vous le savez, puisque vous y êtes), au moment où j’étale publiquement mon alcoolisme événementiel (une lettre de refus de maison d’édition et hop, une cuite au Mon Chéri), bref à l’instant où je suis particulièrement concernée par la chose, voilà que je tombe sur un roman de jeunesse intitulé : « Blog ». J’hallucine devant cette mise en abyme virtuelle. Waouaw, on parle de moi.

Ou pas.

Le héros de Jean-Philippe Blondel (l’auteur, si vous suivez bien) est un jeune adolescent qui tient un blog intime. Nous différons donc  par le sexe et  le sujet. En ce qui concerne l’âge, les divergences sont infimes. Je suis une fleur de printemps, tout le monde le sait.

Résumé apéritif (5 points)

Le narrateur est un ado de 15 ans.

Aïe, déjà je me dis : « ça va pas le faire », comme disent les jeunes. Effectivement, ça commence mal : le narrateur étale sa mauvaise humeur sur deux chapitres. « Ouh lala que je suis très fâché, mon papa a lu mon blog. C’est pas bien et gnagnagna, il m’a violé ». Oups le mot est lâché : viol virtuel. Je me dis : ça va me brouter si on tourne en boucle autour d’un crime qui n’en est pas un, même si je comprends qu’être lu par son parent alors qu’on ne lui a rien demandé  peut mener à une colère extrême (maman, si tu nous écoutes…).

 Le jeune homme décide alors de ne plus adresser la parole à son père, ce qui flingue à bout portant toute l’atmosphère familiale.

Et puis un soir, une caisse apparaît devant la porte du narrateur, avec un cutter. On se doute évidemment de qui ça vient et ce qui s’y trouve. La question, c’est : « ouvrir ou pas ? ». Et si c’était la boîte de Pandore ?

Il finira par l’ouvrir. Evidemment.

Avis personnel (5 points, 1 point par argument)

Et là c’est la surprise. Alors qu’on s’attend à une caricature du langage djeuns ou à une critique des dérives du net, on se retrouve embarqué dans un roman d’apprentissage. Un ado, à l’aube de sa vie d’adulte, qui s’interroge sur la filiation, l’intimité, le secret.

J’en ai retenu un roman très touchant, nuancé, dont le message, s’il y en a un, est que la communication est la clé des rapports humains, qu’il faut s’ouvrir à l’autre pour se connaître soi-même, que la rupture est salvatrice, mais que la réconciliation est nécessaire.

Le blog, en fait, est un sujet secondaire ; ce sont surtout la confidence, la confiance et la parole les véritables sujets du roman.

Donc, avis positif pour « Blog », de Jean-Philippe Blondel, aux éditions Actes Sud Junior.

Rien à voir

Ceci étant dit, j’en profite pour vous faire part d’une découverte récente.

Sur mon blog wordpress, je peux voir les recherches Google des internautes qui ont mené à mon blog. Par exemple, si vous tapez « J’ai essayé pour vous » ou mon nom complet sur Google, vous risquez d’atterrir chez moi.

Jusque là, rien d’étonnant. Mais d’autres prospections internautaires sont plus étranges.

Voici un petit inventaire étonnant et non exhaustif de ces recherches (avec les fautes dans le texte) :

  • Derrick (jusque là, rien d’anormal)
  • blog secret de famille
  • la carte d’identité de babouche et dora
  • grosses femmes nue
  • fanny jandrain poitrine
  • bonnet a poil
  • la poitrine de fanny jandrain
  • cest quoi les impressions littéraires?
  • cefor cuisine
  • fetichiste foulard
  • lettre de refus de pocket jeunesse
  • un raton m’a fait rater ma rentrée
  • monia houdart rendez vous  
  • récits fouet seins
  • j’arrete jouer euromillions
  • baleine de soutien gorge
  • fourreau dans plot beton pour poteau
  • gang bang 2011 mons
  • fée arc en ciel magique
  • collants agression
  • mons chiot a donner
  • controle technique 9 mois de retard
  • taille haie carrefour avis
  • jambes écartées d’isabelle
  • isabelle strip teaseuse
  • la cape de coiffure en nylon chez la coiffeuse  

Je vous laisse méditer sur tout ça, vous qui voguez sur mes articles par consentement volontaire.

Bip bip, bip bip, ha ! mon gateau est cuit. A bientôt pour de nouvelles aventures. 

 

 

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Où sont les femmes ?

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Bon autant vous le dire tout de suite, je ne sais pas où sont les femmes. Et je m’en fous. Moi ce que j’aimerais bien savoir c’est : « où sont mes deuxièmes chaussettes ? ». C’est vrai, non ? C’est quoi cette manie de la deuxième chaussette qui se fait la malle (à linge) toute seule abandonnant à son triste sort sa moitié, obligée, elle, de se taper un tour de lessiveuse en solitaire ? Et c’est d’autant plus flagrant pour moi que j’ai une fille de six ans.

Ma fille, elle a des chaussettes roses unies, des mauves à petits pois, des rayées rouge et orange, des chaussettes avec Hello Kitty qui sourit, avec Hello Kitty qui a des lunettes de soleil, avec des toutes petites Hello Kitty plein partout, ou avec une grosse Hello Kitty sur la cheville, et je vous épargne l’inventaire des chaussettes princesses ! Bref, j’ai toute une panoplie de chaussettes inassortables avec d’autres. Elles vont par paire. Et ne leur en demandez pas plus. Si vous en perdez une, l’autre est veuve et il est hors de question de camoufler la chaussette « Hello Kitty tout plein partout » avec la chaussette bleue à fleufleur. Si je fais ça, ma fille me renie, me désavoue, me DENONCE à la brigade des STUP (Brigade des Suspects de Tentative d’Union libre des Pieds).

Alors que les collants, eux, ils restent bien tranquilles dans leur tiroir, tout au fond, deux par deux, reliés par le centre. Bon les collants aussi, ils ont leur trip pour enquiquiner la ménagère : le trou. Vous pouvez avoir 42 collants nouvellement achetés. Il y en a toujours un qui cache son petit trou bien vicieux, celui que vous ne voyez pas en mettant vos bas le matin mais qui vous saute aux yeux une fois sur le parking du boulot. Il est là juste au-dessus du genou. Il fallait plier la jambe pour le voir et maintenant que vous l’avez vu, vous ne pouvez pas vous empêcher de le tripoter, de mettre un doigt dedans, de le trifouiller et de l’agrandir. Haaaaaaaaaaa, c’est un cauchemar.

Vous l’avez compris, chers bloguistes, aujourd’hui j’ai essayé pour vous de résister à l’agression des objets contre la ménagère de moins de 50 ans et accessoirement de 36 ans. Et c’est pas facile !

D’abord, nous les filles, pour combattre le bas qui file, on a des trucs magiques et infaillibles. Pour ne plus entendre cette phrase insoutenable « Meeeerte, j’ai une flèche » : on met du vernis à ongles sur le trou. C’est génial. D’abord ça ne se voit pas du tout, du vernis rouge sur les bas noirs. Ensuite, ça ne colle pas à la peau, ça adhère. L’idéal ce serait de vernir tout le collant. Pas de flottement, pas de frottement. Parfois, nous les femmes, nous aspergeons le trou avec de la laque pour les cheveux. C’est génial, on a l’impression de sortir du coiffeur des jambes. L’inconvénient dans tout ça, c’est que le bas file quand même mais bon, ça c’est un détail.

Vous ai-je déjà parlé de la baleine de soutien-gorge qui s’échappe sournoisement de son bonnet C et qui se plante dans un des trous du tambour de la machine à laver ? Vous avez beau la chercher avec une main fébrile, elle se planque la traîtresse. Mais quand la lessive est lancée, elle se pointe perfidement hors de son tambour et elle attaque vos t-shirts, vos petites jupes en coton, les bas que vous allez mettre demain sans savoir qu’ils sont troués, vos pulls chaussette. Haaaa elle est là la chaussette baladeuse, elle copule avec votre pull pour exciter la baleine. Partouze dans la buanderie !!!!

Excusez-moi, tout ça me rend dingue.

Qui m’expliquera pourquoi la veille je fais le plein de sous-vêtements propres, la vaisselle d’une semaine pendant 4h, le tri dans les jouets de la petite,

Et que soudain, mon homme me dit « ya plus de caleçon »,

soudain, la vaisselle de la semaine est réapparue sale et bravache sur mon plan de travail,

soudain, Kiki, le chien en peluche géant se retrouve sur MON canapé avec un bonnet de piscine sur la tête et des brassards aux pattes,

soudain Barbie fait un concours des chefs avec la dînette de Minnie devant les 3 membres du jury : Kiki Weissmuller, Bélinda la tête à coiffer et le pet shop 1419, TOUT ÇA AU MILIEU DU SALON ???

Qui me dira pourquoi les coins de meuble s’attaquent toujours à mon petit orteil, pourquoi quand je me relève violemment de ma recherche du tire-bouchon dans le tiroir du bas où il est toujours rangé sauf quand j’en ai besoin, les armoires sont ouvertes et se lancent sur mon crâne ?

Qui sait pourquoi la housse de matelas se barre toujours de mon côté et pourquoi je me réveille avec la marque Epéda tatouée à l’envers sur ma joue ? Pourquoi quand je veux sentir le parfum d’un gel douche au supermarché, le savon m’explose à la gueule ? Pourquoi quand je vais dans une pièce … je ne sais plus pourquoi j’y vais ? Pourquoi je garde tous les boutons de rechange accrochés à la doublure des vêtements alors que dans deux semaines ces mêmes vêtements vont se faire attaquer par une baleine dans la boîte à partouze de ma buanderie?

Lecteur, si tu prends l’article en cours de route, tu ne peux pas comprendre cette dernière phrase.

Bref, je crois que ma maison est vivante, les objets sont contre moi. J’ai peur.

Dites…

je crois que mon GSM me regarde.

Quoi ? Qu’est-ce que tu veux ? De l’anti-puce ?

GSM / Puce, humour… ok ! Je vais me retirer, je vais faire une retraite je pense, en pleine campagne. Je mangerai des racines et des graines. J’ai besoin de repos. Deux mois de vacances scolaires, ce n’était pas assez. Je vous dirai dans quelques temps si j’ai rencontré des moines tibétains ou des nains de jardin.

J’y vais.

A bon lecteur, salut et à dada.

Mon entrée en blog

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Voilà, je l’ai fait. J’ai créé mon blog. Je suis une bloggeuse (blogueuse ? Ahhhh, l’orthographe ! On en reparlera plus tard.)  Enfin, pas tout à fait, pas encore. Je tâtonne. C’est comme « auteure ». Disons qu’il n’y a pas que le blog qui est en construction permanente. Moi-même, je me cherche, je m’explore. Je me suis un peu trouvée depuis 2010. Ma voie s’est tracée doucement entre l’enseignement, les planches (de théâtre) et les planches (de cuisine). Aujourd’hui, je sais : je veux écrire. Pas être écrivain, nécessairement. Ecrire. Ecrire goulûment, sans jamais atteindre la satiété. Avec joie, plaisir et humour.

 Voilà, je l’ai dit. J’ai créé ma vocation. On verra ce que ça donnera. Au pire : un blog sans visiteur, sans commentaires, sans communauté. C’est triste, hein ?  

 J’ai pas peur, moi. J’envisage toujours le scénario catastrophe (réflexe d’auteurE), pour être surprise, mais au fond, j’y crois. Mes intentions sont louables. Piocher des idées proposées, lancer des défis d’écriture, m’enrouler dans les thèmes, les contraintes qu’on me soumettra et écrire.  Rendre compte de mes états d’âme, de mes doutes, de mes assurances, de mes déceptions et de mes reconnaissances.

 Ecrire et être lue.