Archives de Tag: chronique

Où sont les femmes ?

Par défaut

Bon autant vous le dire tout de suite, je ne sais pas où sont les femmes. Et je m’en fous. Moi ce que j’aimerais bien savoir c’est : « où sont mes deuxièmes chaussettes ? ». C’est vrai, non ? C’est quoi cette manie de la deuxième chaussette qui se fait la malle (à linge) toute seule abandonnant à son triste sort sa moitié, obligée, elle, de se taper un tour de lessiveuse en solitaire ? Et c’est d’autant plus flagrant pour moi que j’ai une fille de six ans.

Ma fille, elle a des chaussettes roses unies, des mauves à petits pois, des rayées rouge et orange, des chaussettes avec Hello Kitty qui sourit, avec Hello Kitty qui a des lunettes de soleil, avec des toutes petites Hello Kitty plein partout, ou avec une grosse Hello Kitty sur la cheville, et je vous épargne l’inventaire des chaussettes princesses ! Bref, j’ai toute une panoplie de chaussettes inassortables avec d’autres. Elles vont par paire. Et ne leur en demandez pas plus. Si vous en perdez une, l’autre est veuve et il est hors de question de camoufler la chaussette « Hello Kitty tout plein partout » avec la chaussette bleue à fleufleur. Si je fais ça, ma fille me renie, me désavoue, me DENONCE à la brigade des STUP (Brigade des Suspects de Tentative d’Union libre des Pieds).

Alors que les collants, eux, ils restent bien tranquilles dans leur tiroir, tout au fond, deux par deux, reliés par le centre. Bon les collants aussi, ils ont leur trip pour enquiquiner la ménagère : le trou. Vous pouvez avoir 42 collants nouvellement achetés. Il y en a toujours un qui cache son petit trou bien vicieux, celui que vous ne voyez pas en mettant vos bas le matin mais qui vous saute aux yeux une fois sur le parking du boulot. Il est là juste au-dessus du genou. Il fallait plier la jambe pour le voir et maintenant que vous l’avez vu, vous ne pouvez pas vous empêcher de le tripoter, de mettre un doigt dedans, de le trifouiller et de l’agrandir. Haaaaaaaaaaa, c’est un cauchemar.

Vous l’avez compris, chers bloguistes, aujourd’hui j’ai essayé pour vous de résister à l’agression des objets contre la ménagère de moins de 50 ans et accessoirement de 36 ans. Et c’est pas facile !

D’abord, nous les filles, pour combattre le bas qui file, on a des trucs magiques et infaillibles. Pour ne plus entendre cette phrase insoutenable « Meeeerte, j’ai une flèche » : on met du vernis à ongles sur le trou. C’est génial. D’abord ça ne se voit pas du tout, du vernis rouge sur les bas noirs. Ensuite, ça ne colle pas à la peau, ça adhère. L’idéal ce serait de vernir tout le collant. Pas de flottement, pas de frottement. Parfois, nous les femmes, nous aspergeons le trou avec de la laque pour les cheveux. C’est génial, on a l’impression de sortir du coiffeur des jambes. L’inconvénient dans tout ça, c’est que le bas file quand même mais bon, ça c’est un détail.

Vous ai-je déjà parlé de la baleine de soutien-gorge qui s’échappe sournoisement de son bonnet C et qui se plante dans un des trous du tambour de la machine à laver ? Vous avez beau la chercher avec une main fébrile, elle se planque la traîtresse. Mais quand la lessive est lancée, elle se pointe perfidement hors de son tambour et elle attaque vos t-shirts, vos petites jupes en coton, les bas que vous allez mettre demain sans savoir qu’ils sont troués, vos pulls chaussette. Haaaa elle est là la chaussette baladeuse, elle copule avec votre pull pour exciter la baleine. Partouze dans la buanderie !!!!

Excusez-moi, tout ça me rend dingue.

Qui m’expliquera pourquoi la veille je fais le plein de sous-vêtements propres, la vaisselle d’une semaine pendant 4h, le tri dans les jouets de la petite,

Et que soudain, mon homme me dit « ya plus de caleçon »,

soudain, la vaisselle de la semaine est réapparue sale et bravache sur mon plan de travail,

soudain, Kiki, le chien en peluche géant se retrouve sur MON canapé avec un bonnet de piscine sur la tête et des brassards aux pattes,

soudain Barbie fait un concours des chefs avec la dînette de Minnie devant les 3 membres du jury : Kiki Weissmuller, Bélinda la tête à coiffer et le pet shop 1419, TOUT ÇA AU MILIEU DU SALON ???

Qui me dira pourquoi les coins de meuble s’attaquent toujours à mon petit orteil, pourquoi quand je me relève violemment de ma recherche du tire-bouchon dans le tiroir du bas où il est toujours rangé sauf quand j’en ai besoin, les armoires sont ouvertes et se lancent sur mon crâne ?

Qui sait pourquoi la housse de matelas se barre toujours de mon côté et pourquoi je me réveille avec la marque Epéda tatouée à l’envers sur ma joue ? Pourquoi quand je veux sentir le parfum d’un gel douche au supermarché, le savon m’explose à la gueule ? Pourquoi quand je vais dans une pièce … je ne sais plus pourquoi j’y vais ? Pourquoi je garde tous les boutons de rechange accrochés à la doublure des vêtements alors que dans deux semaines ces mêmes vêtements vont se faire attaquer par une baleine dans la boîte à partouze de ma buanderie?

Lecteur, si tu prends l’article en cours de route, tu ne peux pas comprendre cette dernière phrase.

Bref, je crois que ma maison est vivante, les objets sont contre moi. J’ai peur.

Dites…

je crois que mon GSM me regarde.

Quoi ? Qu’est-ce que tu veux ? De l’anti-puce ?

GSM / Puce, humour… ok ! Je vais me retirer, je vais faire une retraite je pense, en pleine campagne. Je mangerai des racines et des graines. J’ai besoin de repos. Deux mois de vacances scolaires, ce n’était pas assez. Je vous dirai dans quelques temps si j’ai rencontré des moines tibétains ou des nains de jardin.

J’y vais.

A bon lecteur, salut et à dada.

Publicités

Secret de famille

Par défaut

Pour cette première bloguienne de J’ai essayé pour vous, je m’attaque à un thème éculé et éprouvé à plus va.

Quelle drôle d’expression « à plus va ». Si le Monsieur à droite (voir un article précédent) possède une étymologie complète, qu’il me contacte au plus vite, je n’en ai trouvé aucune sur Google.

Ha oui, mon sujet. Excusez-moi, j’ai une petite tendance à la digression. Alors, mon sujet traite d’un personnage hautement renommé, moqué et néanmoins chéri par des milliards d’adeptes du polar pour touristes de maison de retraite. Je propose cependant une expérimentation inédite, eu égard à mon angle d’analyse absolument personnel (vous allez comprendre). Aujourd’hui, j’ai essayé pour vous de regarder un épisode de Derrick.

Bon, pour rappel, pour ceux qui habiteraient en Alaska du Nord-Est (bienvenus sur mon blog, alaskaïtes) et qui ignoreraient encore l’existence du célébrissime inspecteur, Derrick est une espèce de télépersonnage, allemand de son état (l’Allemagne, bien sûr), toujours accompagné de son non moins célèbre acolyte Harry Klein. On ne parle pas assez de Harry Klein… D’ailleurs je n’en parlerai pas.

La série comprend, tenez-vous bien, 281 épisodes répartis en 25 saisons. Voilà pour la partie informative.

Narratologie

Passons maintenant au contenu émotionnel.

La majorité des meurtres et autres complots sordides se passent essentiellement à la Bundestrasse de Munich. L’univers de Derrick est peuplé de prostituées étranglées, de SDF alcooliques pédophiles, de chômeurs suicidaires cul-de-jatte, de riches industriels adeptes de gang bang et de dealers proxénètes professeurs de danse cubaine. Oui je sais c’est horrible.

Pourtant, si comme moi, vous devenez complètement derrickomaniaque, voire derrickomane, addicted to Derrick, BREF, si vous tombez par hasard sur un épisode de Derrick lors d’une après-midi de désœuvrement devant le programme de France 2 (ou France 3, ça varie), vous bannirez à tout jamais de votre vocabulaire la liste de mots suivants : virevoltant, tourbillonnant, étourdissant, impétueux, frénétique, bouillonnant, désopilant, cocasse, pétillant, ébouriffant, bondissant, esbaudifiant.

En effet, sachez qu’en Rhénanie occidentale, un épisode de Derrick est prescrit toutes les heures comme alternative homéopathique aux benzodiazépines.

Je peux en témoigner personnellement. Lors de ma grossesse en 2004-2005-2006, j’ai littéralement ingurgité l’intégrale des 25 saisons de l’inspecteur Derrick. Et bien je n’ai jamais vu un seul épisode en entier ! Je ne connais aucun dénouement aux multi-meurtres d’enfants séquestrés par de vieilles dames bi-polaires. Je me suis toujours endormie avant la fin. TOUJOURS. Et tout ce que je dis est vrai (ou pas).

Aaah

Une fois je me suis réveillée.

Derrick enquêtait sur le meurtre d’une jeune étudiante en dramaturgie, obligée de vendre ses charmes à un boucher amateur de photos pornos. Choquée, au bord de la nausée (à moins que ce ne soit les effets de la grossesse intra-utérine ?), j’ai rampé laborieusement sur le dos vers ma télécommande, j’ai réussi – J’AI REUSSI – à zapper sur une autre chaîne, et là, j’ai cru tomber dans un cauchemar hallucinatoire, dans une réalité alternative : sur la Une (première chaîne nationale belge francophone), le même épisode, avec la même étudiante obligée de vendre ses mêmes charmes au même boucher amateur de mêmes photos pornos se déroulait sous mes yeux ébahis.

J’ai crié.

Problème

Derrick est pour moi une énigme, une antithèse psychologique, un oxymore affectif, un dilemme thérapeutique. J’oscille sans cesse entre une vénération abjecte teintée de désir bigleux et la tentation abyssale d’un sommeil hypnotique mêlée de répulsion phobique.

Résolution

Tout cela a une explication bien sûr, que je compte vous donner ce soir (ou ce matin, ou… tout dépend de l’heure à laquelle vous lisez cet article). Ainsi, je serai enfin libérée du terrifiant secret de famille que je pense avoir mis à jour depuis peu.

Allez, je me lance : je soupçonne ma mère, ma propre mère, la chair de sa chair (ben oui, est-ce qu’on peut dire la chair de « ma » chair en parlant de sa mère, c’est ambigu), d’avoir entretenu une relation passionnée avec l’interprète du cultissime inspecteur.

Je suis la fille cachée de Horst Tappert.

Excusez-moi. Il m’est maintenant très difficile de poursuivre. D’autant que la rencontre avec le mi-auteur de mes jours n’aura jamais lieu. Papa nous a quittés…

J’espère que vous ne me tiendrez pas rigueur de cet intermède émotionnel peu professionnel. C’est ce qui fait aussi mon charme : ma sensibilité et ma fraîcheur.

SI, JE SUIS FRAÎCHE !

Rendez-vous … le mois prochain (on va dire que c’est un billet mensuel pour l’instant) pour une nouvelle vérification en milieu donné.

A bon lecteur, salut et à dada.