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Ben quoi, kes ski ya ?

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L’article de ce soir sera résolument anti Saint-vous-savez-qui. En ce 14 février 2012, nous essaierons d’éviter le sujet du jour (je dis « nous » bien que nous suis seule, juste pour ironiser sur cette mascarade festive à deux).

Alors, parlons d’autre chose.

Ça y est, enfin, nous y voilà, les poules ont des dents, la semaine a quat’ jeudis, on n’y croyait plus : le froid s’en va, c’est incroyable ! Bon, il reste encore quelques troupes rebelles en région liégeoise, mais je peux le dire aujourd’hui sans rougir : la bise est morte. Je ne parle pas du bisou bien sûr. On ne parle pas de rapprochements labiaux aujourd’hui. Pour ceux qui n’auraient pas suivi, c’est le 14 février mais présentement, certains sujets sont tabous, c’est pourquoi je ne les mentionnerai pas.

RIP

Je disais donc : la bise polaire est décédée. C’est vrai, c’est quoi ce temps de m… au milieu de l’hiver ? A-t-on jamais vu des températures en dessous de zéro en plein mois de février ? C’est dingue ça. Le monde est fou, moi je vous dis, d’autant qu’on nous explique en édition spéciale du 20h pendant 47 minutes que ce froid exceptionnel en pleine saison hivernale est dû, tenez-vous bien, au réchauffement climatique. Ben quoi ? Kes ski ya ? Y’en a qui contestent ? Soit.

Happy face

C’est une bonne nouvelle tout de même. La facture de mazout va baisser.

Les SDF vont pouvoir rentrer chez eux. Oooh, cet élan de solidarité tout de même. Les couvertures, les soupes chaudes, les lits d’appoints, c’est magnifique. C’est dans ces cas-là qu’on voit à quel point l’être humain reste lui-même : ouvert, attentionné, altruiste, rempli d’amour. Haaaaaaa. J’ai dit un mot qu’il ne fallait pas dire. Pardon, mille pardons, je ne recommencerai plus. Vite un sujet pour ne pas parler de ce dont on ne doit pas parler aujourd’hui.  Ben quoi ? Kes ski ya ? Je fais ce que je peux, oh. Dalaï Lama !

Le Dalaï Lama vient à Huy fêter mon vingt-septième anniversaire au mois de mai. Oui, oui  (je sais elle est facile, mais je n’ai jamais dit que j’avais l’humour subtil). Si, je vous jure que c’est vrai. J’ai 27 ans.

Nostalgie

Dalaï et moi, c’est une longue histoire. On s’est connu en 59 lors de son départ pour l’Inde, où il a créé le gouvernement tibétain en exil. Je suis moi-même moine tibétain depuis 62 après avoir accouché de notre enfant, Tenzen Sankoukaï Séla Bataiï. Eu égard à son statut de plus haut chef spirituel du bouddhisme, considéré par la plupart des Tibétains comme une émanation du bodhisattva de la compassion, et par conséquent interdit de tout rapport charnel, nous n’avons pas pu garder le fruit de notre amour, aaaaaaaaahhhh, j’ai ripé. Désolé, juré craché, je ne le redirai plus. Voilà, je biffe la mention inutile sur mon ordinateur : amour, barré et je choisis un sujet neutre, dénué de toute connotation sexuello-sentimentale : Enrico Macias.

Ha non, je ne peux pas, c’est mon ex. Ben quoi ? Kes ski ya ? Oui, j’ai été mariée à un chanteur pied-noir, zaï zaï zaï zaï, et alors ? Ça gène quelqu’un ?

Je jette l’éponge

Oh, mais vous m’embêtez à la fin avec vos restrictions. J’ai essayé, j’ai essayé, j’y arrive pas. Cher public, chers lecteurs zé bloguistes, j’ai essayé pour vous d’éviter le sujet mais c’est pas possible. Tout est amour, on dirait. Même si je parle des phoques, je suis obligée d’évoquer leur sexualité. Les moules, c’est connoté. Les échecs, ça se joue à deux. Dans cuistax, il y a « cuisse ». Quand je vous dis que tout est love, sex et amour. Même les déboires de Whitney Houston nous ramène à la sempiternelle « and Iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii will always love youuuuuuuu ». Ben quoi ? Kes ski ya ? Je chante faux c’est ça ?

Il ne me reste plus qu’à quitter la scène, la tête haute et à déclarer mon amour indéfectible au public qui m’est cher et qui me pardonnera cette entorse à l’omerta du jour.

Au revoir et à dada.

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C’est le jeu, ma pauvre Lucette !

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Amis bloguistes et bloguiennes,

Me revoili, me revoiçou, après une journée d’absence, guillerette et fofollette de vous retrouver, cher public. Dieu que vous m’avez manqué !

Affolement

J’entends déjà d’ici des lecteurs affolés : mais pourquoi ce titre ? Aurait-elle replongé dans l’enfer du jeu de hasard ? S’est-elle remise à dépenser bêtement son argent, durement gagné à la sueur de son bic, s’éreintant sur 42 petites cases noircies d’une croix aléatoire et pourtant décisive ?

Rassurez-vous, amis surfeurs du net, je suis toujours abstinente de la grille. Demain, je reçois mon morpion d’or (pour ceux qui auraient raté un épisode essentiel de ma désintoxication radicale, voir ici). Cependant, une dernière expérimentation ludique et cathodique me tenterait bien. Voilà pourquoi ce soir, j’ai essayé pour vous « l’amour est dans le dîner de la tentation où tout le monde veut prendre sa ferme académy chez les Palawaï Story ».

Vous l’avez compris, le principe de la compétition est à connotation sexuello-amoureuse. Ames prudes, s’abstenir (oui, je sais,  il y a un ^ sur le A, mais mon correcteur remplit son rôle stupide et partial de … correcteur. Je n’ai plus aucune autorité sur lui, il n’en fait qu’à sa tête).

Recette

Tout d’abord, il faut dire que pour entrer dans ce genre de tournoi de l’amour télévisuel, il ne faut surtout pas passer de casting. Moi-même, j’ai été sauvagement recrutée alors que je prenais mon bain de rosée quotidien, dans les jardins du Waux Hall, juste avant de me rendre au travail.

La condition indispensable à ma participation fut que je devais absolument être totalement célibataire. Le fait que je sois en couple avec un enfant n’a d’ailleurs posé aucun problème. Ma candidature a été acceptée immédiatement, malgré mon refus de me rouler nue dans la farine de quinoa lors de l’animation Pina Colada au bord de la piscine.

J’ai donc été sélectionnée d’office : mon charme latin sans doute, ou mes origines suédoises. J’ai foulé le tapis rouge lors de mon entrée dans la ferme academy. Moulée subtilement dans un fourreau pistache, la confusion était telle que nombreux hurlaient : « Diane Krueger » lors de mon passage. On ne peut nier la ressemblance, mes racines allemandes sans doute.

Entrée dans l’antre du loup

Etant la dernière arrivée, j’ai été accueillie avec frénésie par trois lamas, deux tigres du Bengale, une dinde birmane et une autruche.

J’ai vite senti que Kérima la dinde et Mildred l’autruche nourrissaient une certaine jalousie à mon égard, la robe pistache peut-être.

Par contre, Tic et Tac, les tigres, dont le secret était en fait qu’ils étaient des écureuils, ont été adorables avec moi dès les premiers jours.

Je l’avoue, je n’ai jamais accroché avec les trois lamas, Serge, Bernard et Dalaï.

Je suis contente parce que j’ai remporté l’épreuve des poteaux face à Mildred, trahie par son énorme derrière. Après 7h24 d’une immobilité parfaite sur une tige de bambou, Mildred a basculé dans l’eau, poussant un hurlement aigre qui m’a réveillée.

J’ai passé l’examen haut la main et pour la finale, j’ai choisi d’affronter Serge, sachant qu’il était détesté de tous depuis que nous avions découvert qu’il crachait dans le potage de morue aux choux de Bruxelles qu’il s’était vicieusement proposé de nous concocter quotidiennement pour le petit déjeuner.

Victoire

Sans surprise,  j’ai emporté avec brio l’épreuve du choix du public avec 52,6% des voix.

Aujourd’hui, je me retrouve à la tête d’une encyclopédie universelle des communes de France et je remercie Télé MB pour cette expérience hors du commun.

Maintenant que je suis sortie de ces trois jours de coupure totale avec le monde extérieur, après 72 heures d’immersion dans l’univers cruel de la compétition téléréelle de l’extrême, je le dis haut et fort : «  QUE-DU-BONHEUR ».

Je suis prête à réitérer l’expérience pour le plus grand plaisir de nos lecteurs. Je pense d’ailleurs participer prochainement au  » plus grand manège en or pour un champion des chiffres de Jemappes express ».

En attendant un prochain challenge cathodique, je vous dis « à bientôt et à dada ».

  Ouh, il est pas content, Serge !