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C’est le jeu, ma pauvre Lucette !

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Amis bloguistes et bloguiennes,

Me revoili, me revoiçou, après une journée d’absence, guillerette et fofollette de vous retrouver, cher public. Dieu que vous m’avez manqué !

Affolement

J’entends déjà d’ici des lecteurs affolés : mais pourquoi ce titre ? Aurait-elle replongé dans l’enfer du jeu de hasard ? S’est-elle remise à dépenser bêtement son argent, durement gagné à la sueur de son bic, s’éreintant sur 42 petites cases noircies d’une croix aléatoire et pourtant décisive ?

Rassurez-vous, amis surfeurs du net, je suis toujours abstinente de la grille. Demain, je reçois mon morpion d’or (pour ceux qui auraient raté un épisode essentiel de ma désintoxication radicale, voir ici). Cependant, une dernière expérimentation ludique et cathodique me tenterait bien. Voilà pourquoi ce soir, j’ai essayé pour vous « l’amour est dans le dîner de la tentation où tout le monde veut prendre sa ferme académy chez les Palawaï Story ».

Vous l’avez compris, le principe de la compétition est à connotation sexuello-amoureuse. Ames prudes, s’abstenir (oui, je sais,  il y a un ^ sur le A, mais mon correcteur remplit son rôle stupide et partial de … correcteur. Je n’ai plus aucune autorité sur lui, il n’en fait qu’à sa tête).

Recette

Tout d’abord, il faut dire que pour entrer dans ce genre de tournoi de l’amour télévisuel, il ne faut surtout pas passer de casting. Moi-même, j’ai été sauvagement recrutée alors que je prenais mon bain de rosée quotidien, dans les jardins du Waux Hall, juste avant de me rendre au travail.

La condition indispensable à ma participation fut que je devais absolument être totalement célibataire. Le fait que je sois en couple avec un enfant n’a d’ailleurs posé aucun problème. Ma candidature a été acceptée immédiatement, malgré mon refus de me rouler nue dans la farine de quinoa lors de l’animation Pina Colada au bord de la piscine.

J’ai donc été sélectionnée d’office : mon charme latin sans doute, ou mes origines suédoises. J’ai foulé le tapis rouge lors de mon entrée dans la ferme academy. Moulée subtilement dans un fourreau pistache, la confusion était telle que nombreux hurlaient : « Diane Krueger » lors de mon passage. On ne peut nier la ressemblance, mes racines allemandes sans doute.

Entrée dans l’antre du loup

Etant la dernière arrivée, j’ai été accueillie avec frénésie par trois lamas, deux tigres du Bengale, une dinde birmane et une autruche.

J’ai vite senti que Kérima la dinde et Mildred l’autruche nourrissaient une certaine jalousie à mon égard, la robe pistache peut-être.

Par contre, Tic et Tac, les tigres, dont le secret était en fait qu’ils étaient des écureuils, ont été adorables avec moi dès les premiers jours.

Je l’avoue, je n’ai jamais accroché avec les trois lamas, Serge, Bernard et Dalaï.

Je suis contente parce que j’ai remporté l’épreuve des poteaux face à Mildred, trahie par son énorme derrière. Après 7h24 d’une immobilité parfaite sur une tige de bambou, Mildred a basculé dans l’eau, poussant un hurlement aigre qui m’a réveillée.

J’ai passé l’examen haut la main et pour la finale, j’ai choisi d’affronter Serge, sachant qu’il était détesté de tous depuis que nous avions découvert qu’il crachait dans le potage de morue aux choux de Bruxelles qu’il s’était vicieusement proposé de nous concocter quotidiennement pour le petit déjeuner.

Victoire

Sans surprise,  j’ai emporté avec brio l’épreuve du choix du public avec 52,6% des voix.

Aujourd’hui, je me retrouve à la tête d’une encyclopédie universelle des communes de France et je remercie Télé MB pour cette expérience hors du commun.

Maintenant que je suis sortie de ces trois jours de coupure totale avec le monde extérieur, après 72 heures d’immersion dans l’univers cruel de la compétition téléréelle de l’extrême, je le dis haut et fort : «  QUE-DU-BONHEUR ».

Je suis prête à réitérer l’expérience pour le plus grand plaisir de nos lecteurs. Je pense d’ailleurs participer prochainement au  » plus grand manège en or pour un champion des chiffres de Jemappes express ».

En attendant un prochain challenge cathodique, je vous dis « à bientôt et à dada ».

  Ouh, il est pas content, Serge !

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Pourquoi je ne joue plus à l’euromillions

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Je dois l’avouer, il n’y a pas si longtemps, j’étais addicted to the jeux de hasard en tous genres (loterie et gratte-gratte) : Win for life, Subito, Euromillions bien sûr (c’est le thème de l’article). Quand je vivais en France, j’ai même eu une période Morpion, comme d’autres ont eu une période bleue (aucune allusion aux schtroumpfs s’il vous plaît).

 Par « période Morpion », entendez petit jeu à gratter bien sûr. Loin de moi l’idée de … de rien du tout. Aucune sortie classe ne me vient. Passons au paragraphe suivant.

Deux types de joueurs

Les pépères

Les accrocs comme moi ne manquent pas. Il m’est arrivé d’enchaîner les mises de 10 € sur cinq semaines, pour être sûre de ne manquer aucun tirage.

Au départ , je demandais un Quick Pick (une série de chiffres au hasard, c’est la machine qui décide). Un jour, un ami physicien je crois, ou astrologue, à moins qu’il ne fût obstétricien, bref, m’a fait part de ses réticences sur les techniques aléatoires. Il trouvait plus prudent de jouer ses propres chiffres. Quitte à titiller le destin, autant lui donner un coup de pouce.

Je n’ai pas tout compris à ses statistiques douteuses, mais je l’ai cru. Je suis devenue une joueuse fétichiste.

 Par « fétichiste », entendez qui aime ses chiffres fétiches (dates de naissance, de rencontre, de mariage, de nuit de débauche…). Soit. Passons au paragraphe suivant.

 Les stratèges

A mesure que je voulais gagner le gros lot, mon budget s’amenuisait (j’aime bien ce mot « amenuiser ». Il est plein de promesse, il ressemble à « amène-moi ma nuisette » ou « ah mon épuisette » … Ai-je vraiment écrit ça tout haut ?). Rougeur, confusion. Faites semblant de rien et poursuivez la lecture.

J’en étais au trou dans mon porte-monnaie. Difficile de combiner mon addiction avec les impératifs du quotidien : manger, rouler en voiture (avec l’essence qui augmente, Madame !), habiller la petite. Mon souci de la régularité en prenait un coup. J’ai alors adopté l’attitude type du stratège : la joueuse de grosses cagnottes. « Moi je ne joue que les grosses cagnottes ». Je répétais cette phrase à qui voulait l’entendre. Mais la bobinette ne cherrait pas pour autant !

OUIIII, je sais, chers amis orthographiles, l’imparfait ne se construit sûrement pas comme le futur. Lecteurs à l’œil de lynx, à la culture ancestrale, vous avez reconnu la formule consacrée par Perrault « Tire la chevillette, et la bobinette cherra ». J’en vois qui ont un doute : « C’est d’abord la chevillette, ou d’abord la bobinette ?» Je vous laisse le temps de vérifier.

Ha. HA. Je ne dis pas encore n’importe quoi, que diable.

Maintenant, qui peut me dire quel est l’infinitif de « cherra » ?

Oui ? Le Monsieur à droite là, au fond de la salle. Passez-lui le micro : « choir ». Voilààààààààà, très bien Monsieur, je vous accorde le prochain défi (subtil insert vers un autre de mes articles, ni vu ni connu).

Et bien apprenez, cher public dubitatif, que l’imparfait du verbe « choir » n’existe pas.

Ça y est, les vérificateurs frénétiques ouvrent de multiples onglets grammaticaux. Allez-y…

Ha. HA. Je ne dis pas encore n’importe quoi, palsambleu.

Bon ben, je fais comment, moi, avec mon imparfait du verbe choir dans ma référence littéraire ? J’improvise. Je crée. Y a –t-il des objections ? Non, non,  Monsieur à droite, vous avez déjà eu votre chance.

Passons au paragraphe suivant.

Rehab

Je me suis donc désintoxiquée des tirages euromillions. J’ai tout annulé. J’ai revendu toutes mes grilles à cocher. D’autant que maintenant, on est passé à deux tirages semaine ! (Oui, il manque un PAR entre tirages et semaine, mais ma mère, elle dit toujours « deux tirages semaine » ou « Je fais des frites deux fois semaine ». Ça ne marche pas avec « mois » ; elle dit « Je nettoie au Vaporetto deux fois par mois ». C’est bizarre, hein ? Je vous reparlerai de ma mère, une mine d’or pour l’écriture.)

Bref, j’arrête le coca light, heuuu, l’Euromillions, pardon. Je ne m’y remettrai que quand ma copine Fanny Jandrain, blonde à forte poitrine certes, mais à haut degré d’humour et au talent sous-exploité selon moi par RTL TVI (équivalent belge de TF1), présentera les tirages. Jamaisdonc, je l’espère,  et pour le bien de mes finances, et pour la carrière de Fanny.

Pour conclure

On aurait pu dire en somme, somme toute,  donc, finalement, au total, en conclusion, en définitive, enfin.

Je le dis haut et fort : « Ce qui me tient debout, ce n’est pas l’argent, mais les rêves »

Oui ? Le Monsieur à droite ? Quoi ? Il … y a une … faute … dans le titre ? Faut pas de –s à euromillion. Pfff, vérifiez, Monsieur, vérifiez. Excusez-le, il est un peu tatillon.

Alors ? Ha. HA. Je ne dis pas encore n’importe quoi, diantre.

Mais … Quoi encore ? Ça s’écrit en deux mots ?

Ooooh, vous m’agacez à la fin. Pour la peine, je vous enlève votre majuscule … monsieur ! Et si vous continuez, je me grille une grille. Vous aurez mon overdose sur la conscience !