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Ma vie d’écrivain maudit ‘pisode 9

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‘pisode 9

Dites donc, vous, au fond. Je vous entends : « Qu’est-ce qu’il lui arrive encore à cette pauvre fille ? Elle sait même plus écrire correctement. Elle élague ses syllabes. A tous les coups, elle a attrapé la dépression de son éditeur/8 mâle. Ça pourrait se comprendre, avec toutes les galères qu’elle a vécues depuis le début de son entrée en littérature. Et puis, elle n’a pas un physique facile, soyons francs ».

Non mais, ça va aller, oui ?

Tout d’abord, j’écris tout à fait correctement, Monsieur J’oublie-mes-particules-de-la-négation. « Elle sait même plus écrire », on a fait mieux comme linguistique académique (et toc !). Ensuite, la dépression, ce n’est pas contagieux. Mon éditeur/8 mâle va beaucoup mieux depuis que… Ah, permettez, je garde les trois petits points pour plus tard.  Troisième précision : mon physique est très facile. Ce n’est pas parce que je ne suis pas une gourgandine vautrée dans la luxure que je n’ai pas mon petit succès. Pas plus tard que la semaine dernière, j’ai été étroitement convoitée par un certain L. charmé par mon parfum guerlainesque. Bon, il avait 10 ans et il était un peu hyperactif, mais tout de même, je plais encore, Môsieur.

Et les galères, me direz-vous ?

Ben, ça va en fait. Je m’en sors bien pour une maudite. Pour les initiés (et mes amis Facebook), « ‘pisode 9 »  fait référence à la Vebsérie, diffusée chaque semaine dans l’EXTRAORDINAIRISSIME émission sur le monde web, le Vinvinteur. Vinvin, le présentateur, il dit toujours « ‘pisode » à la place de « épisode », ça me fait rire. Bref. Ils m’ont pris un dialogue pour la Vebsérie, ‘pisode 11. C’est ici, à 17’38. Ma tronche sur France 5, on a vu pire, non ? Et vous jugerez par vous-même, cher Monsieur Ingrat, que je ne suis pas amputée de beauté. C’est ici, à 18’39. OUI, C’EST FURTIF, ET ALORS ? Comment ça, j’ai les joues bien remplies ? C’est la télé, Monsieur, ça grossit. Permettez, je fais une petite dépression et je reviens.

Voilà, ça va mieux.

Ça va même beaucoup mieux depuis que… Vous vous souvenez, les trois petits points, la guérison miraculeuse de mon éditeur/8 mâle bipolaire ? Et bien, aujourd’hui, je vous l’annonce officiellement en semi-exclusivité mondiale : mon recueil de nouvelles, « Le manège des amertumes » est en librairies et en vente en ligne depuis le 15 février 2013. (Semi, parce que je l’ai déjà annoncé à la moitié de la terre. Faites le calcul, ça correspond).

Que dire ?

First, I wanna thank my parents without qui I not serais pas là today. Then, thanks to my lover for his patience and his indefectible soutien. Thanks surtout to myself for my talent, for realize my own dreams, for what I am. I love me. Sorry, I am trop émue for continue. There are really angels on this blog !

Les retours

Ma copine du net, Kylie Ravera, a été the first of the world à écrire un article sur mon livre. Il faut dire qu’elle écrit elle-même des romans, une saga mathématico-policière plus précisément. Et drôle. Et tendre. Et bien foutue. Bref, son article est à l’image de son héros, Peter Agor : drôle, sincère et surprenant.

Autre blogueur au nez fin : Jérome Cayla qui m’a fait l’honneur d’un billet tout en compliments dans « Les chroniques de Goliath ». Grrrr, je ronronne de plaisir.

Voilà, c’est tout.

Oh ça va hein !

De toute façon, je ne veux pas être une star. Je tiens à mon statut d’écrivain maudit. Je suis fidèle à mes valeurs, moi Monsieur au fond à droite qui la ramène tout le temps. Vous avez écrit un livre, vous, d’abord ? Vous avez vu la fierté embuée dans les yeux de votre maman allongée sur son lit d’hôpital, vous ? Oooooh, mais ne pleurez pas, Monsieur Aufond. Elle a juste une jambe cassée, rien de grave. Ça lui a même permis de trouver sa vocation, ce petit séjour aux frais de la mutuelle : agent littéraire en milieu hospitalier. TOUT le personnel infirmier et sanitaire est au courant que mon livre est sorti. Je dis bien TOUT le personnel. Pas moyen d’y échapper. Ma mère est un bulldozer de la promo littéraire.

Bon, je récapitule

« Le manège des amertumes », Isabelle Baldacchino, 108 pages, Editions Quadrature.

Le résumé : Des êtres pris dans une dentelle d’araignée s’entrecroisent, se répondent ou s’ignorent en choisissant le trottoir d’en face. Une marche d’escalier, une rue, une cave sont les lieux où ils vivent, où ils passent, où la tragédie côtoie insolemment la légèreté.

Toutes ces nouvelles se suffisent à elles-mêmes, mais l’auteure s’est employée à tisser des liens entre les histoires. Retrouvez-les ou laissez-vous mener jusqu’au dernier texte qui résonnera en vous comme un écho.

L’auteur (moi quoi !) : Née dans le Hainaut, où elle vit toujours, Isabelle Baldacchino est romaniste et comédienne. Ancienne co-gérante d’un resto-théâtre montois, professeur de français, animatrice d’ateliers d’écriture, chroniqueuse radio, elle vit sa vie à cent à l’heure.

En 2010, elle ose enfin confronter sa prose au regard du public. Elle remporte des concours de nouvelles et publie dans des ouvrages collectifs. Elle séduit enfin les Editions Quadrature en 2011 qui retiennent « Le manège des amertumes », une œuvre soutenue par le Fonds National de la Littérature.

Un extrait ? Aaaaaallez : « Oh le comédien ! Oh l’artiste ! Applaudissez, messieurs-dames, l’illusionniste entre en piste. Il est majestueux, il est magnifique : quelle splendeur d’hypocrite, quel perfide. Admirez sa technique, acclamez ses fourberies. Il dit Madame, il pense catin. Quel poète ! »

Disponibilité : commandes en librairies (belges, françaises, suisses, …), www.i6doc.com/quadrature, chez l’éditeur par simple mail (quadraturelib@gmail.com ), sur tous les sites de librairies en ligne.

ISBN : 978-2-930538-30-3 (livre broché) 15€

SBN : 978-2-930538-21-3 (format ePUB) 12€

Et la couvertuuuuuuuuuuuuuuuure :

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