Archives de Tag: Marc Lévy

Parce que je le vaux bien

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Amis bloguistes et bloguiennes,

Une fois n’est pas coutume, ce week-end, je suis allée chez le coiffeur.

Je vous épargnerai mon petit inventaire des coiffures tendance du moment. Moi qui vais chez le coupe-tifs à peu près toutes les années et demi, comment puissè-je être au courant des brushings à la mode 2011 ? Ce serait prétendre à des qualités de modeuse en chignon, macaron, natte, bigoudis, torsade et autre tresse que je n’ai pas. Donc, comme tous les ans et demi, j’achète 4 magazines spécial coiffure pour trouver mon nouveau look. Je passe en revue tous les sites internet experts en cheveux de star pour affiner ma recherche capillaire intensive. Et je sors du professionnel du shampoing avec systématiquement la même coupe : un dégradé sur la longueur, soyons fou, wouw.

Variante 

De temps à autre, j’ose une frange, plus ou moins déviée vers la droite. Une fois, j’ai même essayé la mèche Louise Brooks, genre un peu trop courte au-dessus des sourcils, mais le trop court « je l’ai choisi et je l’assume », pas le trop court « oups, j’ai ripé en voulant ajuster ma frange moi-même ce matin dans ma salle de bain ».

Foie gras

Il se passe toujours un truc étrange avec mes coiffeurs. Oui, j’ai plusieurs coiffeurs, à peu près 1 tous les ans et demi. Je change à chaque fois, quoi. C’est une maladie héréditaire. Ma mère aussi a ce syndrome pathologique. Et encore, chez ma mère, c’est pire. Moi, j’arrive encore à me faire comprendre et à sortir relativement satisfaite de mes coupes. Ma mère, elle, c’est autre chose.

Vous avez déjà vu une oie pourchasser un pauvre poussin innocent égaré sur le territoire de la gallinacée féroce (en fait, l’oie fait partie des anatidés, mais je ne m’appelle pas Wikipédia, je ne connais que les gallinacées en oiseau. Et les rapaces, vu que je suis fan des aigles. Mais ça c’est une autre histoire que je ne manquerai pas de vous relater) ?

Bref, pendant toute mon enfance, j’ai vu ma mère hurlant comme une oie en rut, mêlant les larmes à l’arrachage furieux de cheveux hirsutes, sortant honteusement du dernier élu capillaire et se précipitant dans la voiture de mon père penaud, coupable exécuté sur place pour avoir tenté un innocent « ça ne te plaît pas ? »

Re-bref, revenons-en à nos fourches. Je change souvent de capilliculteur. Je prends toujours rendez-vous quand je ne peux plus supporter la repousse de mes longs cheveux lisses qui me font ressembler à une espèce de madone prête à poser pour Léonard de Vinci. J’exige violemment un dégradé qui se voit et à chaque fois, le coiffeur (ou la coiffeuse, c’est selon) me conseille d’effiler en douceur. « Parce qu’après on regrette, on rebique de partout, on a du mal à rattraper ».

Un rêve éveillé

Ainsi, ça fait à peu près 18 ans que j’ai la même coupe : un dégradé timide sur la longueur. Ceci dit, je suis toujours bien accueillie la première fois (et la dernière en l’occurrence, vu que je change à chaque fois). Je dois vous le dire, je ne peux plus vous le cacher : d’après TOUS mes coiffeurs, j’ai les plus beaux cheveux du monde. Ha vraiment ! J’en ai même un qui m’a avoué avoir toujours rêvé de posséder la même crinière que moi. Je cite : « Des cheveux pareils, c’est mon rêve ». Texto. L’avant-dernière n’en revenait pas : « Je croyais qu’on ne voyait ça que dans les pubs d’Eva Longoria. Mais non, ça existe ». Et oui, j’existe vraiment en vrai. Dingue, non ?

Cependant, la dernière est imbattable. En matière de panégyrique sincère, elle a remporté le parpaing d’or de la flatterie en salon. D’abord, elle me trouvait belle. Très belle. Bon ça, je veux bien lui accorder. Il est vrai que je suis particulièrement sublime, surtout les cheveux mouillés sur une cape en nylon. Moi-même je m’émeus.

Ensuite, elle a eu une révélation. Et moi aussi, par la même occasion : il paraît que j’ai les yeux de Monica Bellucci. C’est vrai que ce qui frappe chez Monica Bellucci, ce sont ses yeux. Je me dis alors : « Elle va sans doute remarquer que j’ai aussi les seins de Momo (elle me les prête de temps en temps) ». Mais non, ma coiffeuse est restée très discrète sur mes attributs mammaires. L’émotion sans doute. Pour l’aider un peu dans son travail d’association flatteuse, j’essaie de faire ma célèbre moue Angelina Jolie, mais je pense qu’elle est distraite. Le téléphone a dû sonner à ce moment-là, je crois.

Oh surprise, une lueur de lucidité passe dans le regard acéré de cette chère dompteuse de ciseaux : elle se penche sur moi et grandiose, elle me murmure : « Tu as des lèvres magnifiques. C’est les tiennes ? » Naïvement, je réponds : « C’est celles de mon papa », vaguement vexée qu’elle ne repère pas ma filiation avec Lara Croft.

Le meilleur reste à venir.

En effet, après 36 ans d’ignorance, persuadée que ma tignasse brune tenait plutôt du long, lisse, effilé, voire plat, j’apprends avec stupéfaction, que j’ai les cheveux bouclés. Je conteste mollement : « Heu, non, j’ai les cheveux lisses depuis toujours ». Elle insiste : « Ha non, ils sont bouclés quand même ».

Elle saisit un flacon mystérieux, m’imprègne la chevelure d’une mixture suspecte et me fait peur en lançant soudain :   » J’ai envie de te les sécher au diffuseur ». Et de fait, après m’avoir forcé à mettre la tête en bas pendant 32 minutes et avoir enfoncé des drôles de pointes chauffantes dans ma chevelure pendouillante, elle m’oblige à me relever d’un coup pour saisir dans le miroir le reflet de ma réincarnation capillaire : je suis bouclée. Le spray spécial frisottis de star n’y est absolument pour rien !!!

Aujourd’hui, j’ai renié ma mère, qui m’a toujours caché que j’ondulais fermement. Après le coup de Derrick … Si ça se trouve, je suis noire et je l’ignore totalement. Depuis, je suis en thérapie. S’apercevoir qu’on vit dans le mensonge depuis si longtemps, ça laisse des traces, vous savez. Mais ça, j’en parlerai une autre fois, quand j’aurai vraiment sombré dans la déchéance de l’écrivain maudit et que j’aurai vendu mon âme en écrivant du Marc Levy.

En attendant ce suicide littéraire, je vous quitte avec mon sempiternel « à bientôt et à dada ».

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Critiquer Marc Levy, ha c’est facile hein ça !

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Samedi, c’est Marc Levy

Ha quel dilemme ! Ce week-end, j’ai hésité longtemps entre lire un bon vieux Marc Lévy (pas le dernier, mais l’avant avant antépénultième) ou revoir en DVD Avatar. Entre James Cameron qui assassine Disney en violant Pocahontas dans le champignon du Grand Schtroumpf et Marc Levy qui assassine Barbara Cartland en violant Hugh Grant sur le canapé rouge de Drucker, mon cœur a balancé.

Soudain, j’ai tranché et j’ai choisi Marc Levy (ne m’asticotez pas, il n’y a pas d’accent à Levy). Tiens, ça me rappelle Sandra Kim, la seule gagnante belge de l’eurovision. Si je ne m’abuse, elle a remporté le grand trophée de la chanson avec « J’aime LE vie ». Si, si, je vous invite à vérifier ici, à 34 secondes.

Ha, elle chante bien « J’aime LE vie », je ne suis pas folle ?

Oui mais lequel ?

Que bref, j’ai donc une heure à perdre avec un Marc Levy, et là, je me retrouve devant un paradoxe existentiel : lequel choisir ? Surtout que le temps que je me décide, il va sûrement en écrire 4.

De plus, que dire de neuf et de méchant sans paraître communautaire et prétentieuse ? Ceci dit, Marc Levy n’est pas une petite chose fragile, les yeux embués de larmes et surtout, il ne lira probablement jamais mon post. Alors, lâchons-nous ! Marc, prépare-toi à mourir, même si tu as déjà été assassiné cent fois et que c’est tellement facile de critiquer celui dont on aimerait avoir la vie  (j’ai vraiment dit ça ?)

Alors, soyons honnête tout de suite, je ne suis pas au fait de l’actualité. Je n’ai pas lu L’étrange voyage de Monsieur Daldry. Dépenser 21€ pour le plaisir de démonter un sous-Alchimiste à Génoa City où, j’en suis sûre, l’héroïne qui court le monde comprendra à la fin que l’homme de sa vie est son voisin de palier, faut pas déconner. Je me suis donc contentée d’un bon petit Pocket à 8€ (pas donné tout de même) : Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites.

Haaaa les titres de Marc Levy

C’est tout un poème. Lisez-les d’une traite avec tout le talent qui vous caractérise et vous avez presqu’un sonnet parfait.

Je vous les donne, comme ça, c’est cadeau. N’ayez crainte, il n’a publié que douze romans, ça va aller vite. Lancez-vous, à voix haute, avec interprétation :

  • Le Premier Jour
  • La Première Nuit
  • L’étrange voyage de Monsieur Daldry
  • Le voleur d’ombres
  • Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites
  • Mes amis, mes amours
  • Les Enfants de la liberté
  • Vous revoir…
  • La Prochaine fois
  • Sept jours pour une éternité
  • Où es-tu ?
  • Et si c’était vrai…

Synopsis ou comment on regrette de n’avoir que bac +4 pour comprendre l’intrigue

Quand on lit un roman de l’ex-architecte infographiste (non, non, il n’y a pas de bug dans sa biographie), on se plonge sans retenue dans un film de Jennifer Aniston qui jouerait la sœur jumelle de Julia Roberts au mariage de Meg Ryan. D’ailleurs, l’héroïne du récit qui nous occupe aujourd’hui s’appelle … Julia ! Bingo.

Elle prépare son mariage. Les premières pages s’ouvrent donc sur la scène où Julia… à votre avis, qu’est-elle en train de faire ? Elle essaie sa robe de mariée, pardi. Re-bingo.

Son meilleur ami l’aide dans cette tâche pseudo-romantique. Quelle est la caractéristique principale d’un meilleur ami qui a une vision très précise du dernier cri en matière de mode matrimoniale ? Allez, je vous mets sur la voie : il appelle sa vieille copine « ma chérie ». Il est…, il est… ? Gay ! Re-re-bingo.

Donc, son meilleur ami, Stanley, est gay et a du goût vestimentaire. Il ne tient pas une boutique de fringues, mais un magasin de … ? De… ? D’antiquités ! Sans blaaaaaaaaague.

Et bien sûr, Stanley, homme raffiné, surtout pas efféminé (ne tombons pas dans les clichés) a vécu un drame dans sa vie. Lequel ? Hein, hein ? Il a perdu l’amour de sa vie, mort d’une terrible maladie contemporaine qui ne touche pas que les gays, sauf que ça, Marc Lévy l’a occulté. Alors, alors, la terrible maladie ? Ouiiiiiiii, le sida !

Est-ce possible de réunir autant de poncifs psychologiques dans un seul personnage ? Et oui, Marc Levy l’a fait. Marc Levy n’a peur de rien. Je suis sûre qu’il a déjà contacté Rupert Everett pour l’adaptation cinématographique.

Revenons-en au résumé de l’histoire. Accrochez-vous, ça se corse. ATTENTION SPOILER (hahahaha, qu’est-ce que je me fais rire).

Le père de la jeune fille meurt et l’enterrement a lieu le jour du mariage, qui est donc annulé. Après les funérailles, Julia reçoit une caisse étrange de laquelle surgit le clone robotisé de son père pour lui offrir six jours de rab’ sur une vie d’absence. Après quelques dialogues de toute beauté, Julia accepte cette invraisemblance James Cameronnienne et parcourt le monde avec ce père détesté sur les traces de son premier amour. Tomas, disparu à Kaboul lors d’un grand reportage sous les bombes, Tomas qui, en fait, n’est peut-être pas si mort que ça.

Ouh, le sens du suspense. Vous êtes tous pendus à mon clavier : Julia va-t-elle retrouver son premier amour et retomber dans ses bras comme vingt ans auparavant lors de la chute du mur de Berlin (si, il a osé) ? Va-t-elle se rendre compte qu’elle s’engageait dans une voie de garage avec le pauvre fiancé, Adam, fade mais si compréhensif ? La première intuition que vous avez eue lors de l’ouverture de la caisse et des premières explications sur la mécanique compliquée du clone éphémère du père décédé va-t-elle trouver sa confirmation à la fin du roman, à savoir que le père , rongé par le remords d’avoir caché une lettre de Tomas, alors que le monde entier le croyait explosé sur une mine en Afghanistan n’est pas vraiment mort lui non plus et a joué la comédie du robot pour envoyer sa fille réparer sa vie perdue?

Et bien oui, contre toute attente, l’amour triomphe de tous les obstacles et Carrie Ingalls peut tomber paisiblement dans sa prairie fleurie : les gentils gagnent toujours à la fin. Même s’il n’y a pas de vrais méchants chez Marc Levy. James Cameron les avaient déjà recrutés pour Avatar et ils se sont bien fait niquer en 3D par les très très gentils écolos ethniques extraterrestres hurlant «Youyouyouyouyou ».

Moi je dis, à quand un roman de Marc Levy adapté à l’écran par James Cameron ?

Impressions littéraires, c’est quoi ?

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Mon avis tout humble sur l’actualité littéraire ou les classiques en devenir.

Parce qu’on ne lit pas nécessairement que les nouveautés.

Parce que, parfois, se replonger dans un Zola ou un Camus, ça fait du bien à la modestie.

Parce qu’on a le droit de ne pas tout comprendre de Duras.

Parce que ce serait tellement facile de lyncher Marc Lévy.

Je jette mon petit caillou dans la mare qui ne fait pas beaucoup de vagues.