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Ma vie d’écrivain maudit Chapitre 8

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I’m back !

Sonnez clairons et moquettes, je sors de ma retraite. « Mais où c’est-y qu’elle était ? », vous demandez-vous, hilares, échaudés par la prise intempestive d’une substance illicite. Non, non, ne sombrez  plus dans les dépendances toxicomaniaques, fans en délire, je suis de retour. Inutile de vous oublier dans le désespoir vain. Ne croyez pas les tweets honteux qui ont annoncé ma mort sur les pistes de Megève ou mon exil fiscal en Roumanie occidentale : tout est faux !

Mais où c’est-y qu’elle était ?

Oh, vous me l’avez déjà faite celle-là. Il faudrait penser à vous renouveler. L’usage intempestif de la répétition agrammaticale appauvrit votre texte. C’EST NUL .

Oh pardon, lecteur esseulé en quête d’une aumône baldacchinienne (l’adjectif entre dans le dictionnaire en février 2013). MAIS NON, suis-je bête, c’est MON recueil de nouvelles qui sort le 15 février 2013.

Note bien cette date, lecteur littérairement anémique : le 15 février 2013 le 15 février 2013 le 15 février 2013 le 15 février 2013 le 15 février 2013 le 15 février 2013 le 15 février 2013, je te remets de l’hémoglobine poétique dans les veines.

Mais je m’égare

Donc pardon, cher lecteur, pour cette saillie inattendue. Je perds un peu la tête. Je suis en pleine relecture de mon NNNoeuvre. A la demande de mon éditeur/8 × 2, je corrige mon manuscrit. Oh, quelques virgules à peine. Tu connais mon souci de perfectionnage, mon sens de la précisance et mon talent pour la pointillation.

Editeur/8 × 2 ? Mais qu’est-ce qu’elle raconte ?

Quadrature, c’est… : «  huit personnes aux capacités diverses qui mettent leur amour de la littérature et leur énergie en commun, ça peut déplacer des montagnes et, aussi, créer une maison d’édition… Le nom de Quadrature n’a pas été choisi au hasard… »

C’est beau.

Bref, sur les 8, j’ai deux parrains (des bourreaux, oui… enfin surtout un !), un homme et une femme (non, ils ne sont pas ensemble, rhooooo, quel ragoteur, ce lecteur), qui me chouchoutent (me torturent), me conseillent (m’envoient des parpaings dans la tronche), tentent avec moi d’améliorer mon texte (m’ont bazardé deux nouvelles à la poubelle, comme ça, comme un vulgaire Mon Chéri fondu, m’en ont recommandé cinq, pour n’en retenir qu’une). Pourtant, lecteur adoré et admiratif, tu connais mon souci de perf… Comment ça, je me répète ? Mais tu te prends pour mon éditeur ou quoi ?

Mon éditeur/8  mâle est dépressif

En novembre 2011, Patrick (Patoche pour les intimes, mais je ne suis pas une intime ; je suis obligée de l’appeler Monsieur) me dit, texto : « T’étais suicidaire quand t’as trouvé ton titre ? Hahaha (rire gras et moqueur) »

Pour rappel, je l’avais diffusé sur ce blog même, en vous mettant en garde contre les ponts et les cordes : « Le manège immuable des amertumes ».

Ça va, vous êtes toujours vivants ?

A la quête d’un intitulé fun, accrocheur, combatif et éventuellement vendeur, j’ai demandé conseil au Dilettante (voir ici). Je me suis fait attaquer en justice pour harcèlement. Faut pas les emmerder au Dilettante.

Alors, mon recueil s’est appelé successivement :

  • La charmeuse des lampions
  • Entre mêlés en deux mots
  • Entremêlés en un mot

Puis j’ai suggéré 3724 titres plus parfaits les uns que les autres. Un éditeur/8 femelle a proposé 799 groupes nominaux sans adjectif (parce que mon parrain, il aime pas les adjectifs, notez pour plus tard). Et non, non, non, aime pas, qui disait Patoche, Monsieur.  Veux pas, peux pas, c’est nul !

Puis, pas plus tard qu’hier (il y a trois jours en fait, mais ça sonne mieux avec hier…. Oh, tu ne peux pas comprendre, tu es lecteur, pas écrivain), le vlà qui revient, en tortillant des pieds (enfin, j’imagine, parce qu’on s’envoie surtout des mails) : « Tu sais, finalement, ton premier titre, il est pas si mal… si on enlève l’adjectif ».

!!!

Ha !

Je vous dis qu’il est dépressif. Je suis inquiète. Je vais en parler à mon éditeur/8 femelle. Je vous tiens au courant.

Bref, mon recueil de nouvelles sort le 15 février 2013.

C’est con, on loupe la Saint-Valentin d’une journée. Mais bon, ça ne fait rien. Prenez votre agenda, oui oui, là tout de suite, ouvrez-le à la date adéquate (le 15/02/13 en fait)  et notez en majuscules : « Le manège des amertumes, Isabelle Baldacchino, Editions Quadrature, à acheter absolument à toute ma famille, à mes élèves, à mon comité d’entreprise, à mon syndicat, à mes amis Facebook que j’aime tant… »

Concours

D’ici peu, je crée une page Facebook sur mon « bookin ». Vous m’enverrez la photo de votre agenda avec la note susdite et je tirerai au sort le futur gagnant d’un exemplaire gratuit de mon livre. On fait ça ?

Je fais ce que je veux

Oui, je passe du « tu » au « vous » sans transition. Et alors ? Mon flux de lecteurs est mouvant.

Et non, je n’ai pas répondu à la question «  Mais où c’est-y qu’elle était ? ». J’ai une vie privée, crotte !

PS : Je tiens à rassurer mes lecteurs : aucun auteur n’a été réellement maltraité dans cette chronique. Mes parrains quadraturiens s’appellent Marie et Patrick et ils sont fantastiques. Mais ça reste entre nous.

C’est ce que vous vous direz le 16 FEVRIER 2013, LE MANEGE DES AMERTUMES. NOTEZ ! Faut juste mettre du Tipp Ex sur le « dés ». Oooh, ça se verra pas; ça reste du blanc sur noir.

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Ma vie d’écrivain maudit Chapitre 5

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Ma vie d’écrivain maudit : the end.

Ha mes amis, me voici enfin de retour. Oui, je sais, ce fut long et douloureux, telle une grossesse littéraire indésirée. Vous vous demandiez où diable j’avais bien pu m’envoler, si ma passion dévastatrice pour le mazarelli ou les Mon Chéri avait eu raison de mon âme, si mon suicide au tiramisu avait fait son œuvre.

Foule en délire

Hé bien non, je suis en vie. Ne hurlez pas, je vous prie, Madame, vous vous donnez en spectacle. MONSIEUR, rhabillez-vous s’il vous plait, nous ne sommes pas sur … hmmm, tournez-vous un peu pour voir. Mais c’est que vous êtes croquignolet… Heuuu, je m’égare. Fans en délire, je vous ai manqué, je le sais. Vos témoignages désespérés me sont parvenus et ont su toucher mon cœur. J’en ai dénombré au moins 2, dont celui de mon éditeur.

« Mais qu’entends-je, qu’entends-je ? Elle a dit mon éditeur ? »

OOOUUUUUIIIII, chers bloguistes zé bloguiens, la malédiction est enfin levée : mon recueil de nouvelles a trouvé acquéreur. L’extraordinaire et talentueuse maison d’édition Quadrature a accepté mon « projet » et me voici publiable en 2013, voire fin 2012.

Certains me diront de ne pas crier victoire, ni de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir anesthésié (aucun animal n’a été maltraité dans cette rubrique) vu que 2012 a plus de chance de voir la fin du monde par explosion volcanique teuton que la parution de mon œuvre.

VIIIIIICCCCCCTOOOOOOOOOOOOOOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIRRRRRRRRRRREEEE !!!!

Je crie si je veux, Monsieur.

Diète

En attendant, mon foie est en suspens. Après une overdose sylvestrienne à la méthode champenoise  à laquelle personne ne peut échapper, j’entre en cure comme en littérature. En effet, je compte bien me la péter en novembre 2012 dans tous les salons et autres rencontres littéraires, ce qui signifie que mon objectif principal dans les semaines à venir est de perdre 20 kilos.

Oui, je sais, en tant qu’auteur, je devrais avoir d’autres priorités, comme (je cite MON éditeur. Je dirais même plus MES éditeurs, puisqu’ils sont 8, dont 2 rien que pour moi, je vous expliquerai ça une autre fois, là, on parle de moi si vous voulez bien) revoir la structure générale du recueil, modifier la première nouvelle qui n’est pas du niveau exceptionnel de la seconde (enfin, exceptionnel, je l’ai ajouté, mais ils l’ont pensé tellement fort que je me permets), trouver un autre titre.

Quoi mon titre ?

Bon, d’accord, il y a plus réjouissant comme entrée en matière. Si vous ne vous suicidez pas après l’avoir lu, c’est que vous êtes déjà mort. Je cite,  « Le manège immuable des amertumes ». Cher public fidèle et assidu, je lance donc un appel aux propositions. Qui trouvera un titre moins dangereux pour la santé mentale de mes futurs lecteurs ?  Trois mots sont interdits : corde, anxiolytiques et crémation. Je le conçois, ça va être dur mais je sais que vous pouvez y arriver.

J’ai déjà demandé son avis à la maison d’édition parisienne « Le dilettante » qui m’a gratifiée, souvenez-vous, d’une lettre de refus insultante à souhait. Ils m’ont fait les propositions suivantes :

«  Laissez-nous tranquilles, Mademoiselle, nous ne sommes pas conseillers en marketing littéraire ». Mais je le trouve un peu long comme titre, non ?

Ensuite, ils ont suggéré à ma cinquième demande :

«  Allez-vous faire foutre avec vos nouvelles à la con, nous ne publions pas de belges bipolaires ». Mais j’ai trouvé que ça irait mieux à un roman d’Amélie Nothomb qu’à mon recueil.

Enfin, leur dernière proposition me semble la meilleure mais j’aimerais avoir l’avis de mes bloguistes. Que pensez-vous de :

«  Convocation au Tribunal Pénal de la préfecture de Paris XVème pour harcèlement moral par voie épistolaire ». J’aime assez. En tout cas, merci le Dilettante pour ces encouragements à vaincre enfin la malédiction de l’écrivain qui m’a tant brimée cette année.

Bref, ma vie d’écrivain maudit s’arrête ici.

 

 Toi, t’es mort.